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Amputé de deux jambes et d'un bras lors de la guerre israélienne contre Gaza, Ahmed Al-Souafiri enseigne la vie aux enfants
  • Publiée le : 02-04-2015
  • Article publier dans Buzz
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Ahmed Al-Souafiri a perdu ses deux jambes et son bras gauche au cours de la première guerre israélienne contre Gaza en 2008. Il continue pourtant de vivre normalement et enseigne dans une école à Safed, à l’est de Gaza.

 

Ce jour-là, il le raconte avec simplicité. "J’étais chez mon ami pour réviser un cours de technologie de l’information. A mon retour vers la maison, j’ai senti une bonne odeur. Quelques minutes plus tard, un avion de l’occupant israélien a tiré un missile. J’ai compris que j’allais mourir, je n’ai pas perdu conscience".

 

Ahmed a été, comme 5400 autres palestiniens gravement blessés lors de l’opération baptisée par l’occupant palestinien "plomb durci". 1463 palestiniens y avaient laissé la vie.

 

Son lourd handicap, bien qu’il l’ait mal accepté au début, ne l’a pas empêché de surmonter sa déprime et sa mutilation. "Cette blessure a failli détruire ma vie mais j’ai refusé de renoncer à mener une vie normale. J’ai passé mon baccalauréat et j’ai intégré l’université islamique à Gaza où j’ai poursuivi mes études en lettres arabes pour devenir enseignant. "

 

Ahmed n’hésitera pas à exhorter les palestiniens à défier leur blessures et à s’armer de courage et d’obstination pour continuer à vivre. "Ne pas baisser les bras pour ne pas donner à l’occupant israélien la satisfaction de nous vaincre".

 

Sur son fauteuil roulant, amputé de ses deux jambes et de son bras gauche, Ahmed, à peine 25 ans, enseigne à ses élèves sans se laisser gagner ni par la fatigue ni par les difficultés de la vie.

 

Au-delà du programme scolaire, Ahmed Al-Souafiri enseigne à ses jeunes élèves la vie.

 

C’est comme si le célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich avait parlé de lui en rédigeant son poème "Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens".



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