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Enseignement du français à l’étranger : L’Algérie refuse de transférer 194 milliards de Paris
  • Publiée le : 01-09-2018
  • Article publier dans Économie
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La Commission des Finances du Sénat français a publié un rapport extrêmement critique à l’égard de la gestion des établissements français à l’étranger, qui souffre d’un manque criant de stratégie et pilotage budgétaire.

 

L’abstinence de l’Algérie de transférer 14.36 millions d’euros soit l’équivalent de 194 milliards de centimes algériens n’a pas été du goût des autorités françaises ayant exprimé leur mécontentement face aux entraves imposées par le côté algérien suite au programme dédié à l’enseignement du français à l’étranger durant le premier semestre de l’année en cours.

 

Mercredi 29 août 2018, Vincent DELAHAYE et Rémi FÉRAUD deux députés français ont présenté à la presse leur rapport de contrôle budgétaire sur le réseau de l’enseignement français à l’étranger, fait au nom de la commission des finances.

 

La commission des finances du sénat a décidé de se saisir du financement de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) suite à la coupe des 33 millions en juillet 2017 et aux conséquences sur son fonctionnement.

 

«En juillet 2017, l’annulation de 33 millions d’euros de la subvention de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a déclenché une vague de contestation et des grèves dans plusieurs lycées français à travers le monde. Cette réduction de crédits, qui se traduira par la suppression d’au moins 340 postes d’enseignants dans les deux prochaines années, a cristallisé les difficultés budgétaires rencontrées par l’AEFE et les établissements scolaires français à l’étranger », affirme le rapport.

 

Les deux rapporteurs du Sénat dénoncent le manque de transparence dans la gestion et les aides apportées aux établissements et la difficulté qu’ils ont eue à obtenir certaines données chiffrées. Ils dénoncent aussi l’absence de pilotage stratégique du réseau et le manque de mutualisation.

 

La même source ajoute que scolarisant 350 000 élèves environ, au sein de 492 établissements dans 137 pays, le réseau fait face à une réduction des crédits publics consacrés à l’AEFE de près de 14 % depuis 2012, ce qui a augmenté la participation des familles par le versement de frais de scolarité. Ces derniers assurent aujourd’hui 60 % du financement du réseau et ils ont progressé de près de 25 % en cinq ans. Partant de ce constat, les rapporteurs spéciaux de la mission Action extérieure de l’État ont souhaité réaliser un contrôle budgétaire sur ce sujet.

 



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