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Avion d’Air Algérie: Le MAE en fait trop, il convoque les ambassadeurs de Belgique et des Pays Bas
  • Publiée le : 14-12-2014
  • Article publier dans Économie
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La direction générale d’Air Algérie fait des bourdes et le ministère des affaires étrangères, se fiant uniquement aux explications de la compagnie aérienne, a convoqué ce dimanche les ambassadeurs de Belgique et des Pays Bas à Alger, respectivement M. Fréderic Meurice et Mme. Willemijn van Haaften, d’autant que c’est une décision de justice qui, en principe, n’engage pas les gouvernements.

 

En rappelant les ambassadeurs algériens à Bruxelles et à la Haye et en convoquant les ambassadeurs belge et hollandais, le MAE donne la mauvaise impression qu’il en fait trop. Ce n’est tout de même pas une affaire politique. C’est un problème commercial qui traine en justice depuis 2009 et qui a abouti à la condamnation d’Air Algérie. Par conséquent si ce résultat judiciaire n’est pas du goût d’Air Algérie, celle-ci n’a qu’à introduire des recours devant d’autres juridictions.

 

Et ce n’est pas au ministère des affaires étrangères de monter sur ses grands chevaux et de faire d’une affaire commerciale un problème politique qui engage tout le pays. Cette immixtion du politique dans le judiciaire est tout a fait incompréhensible d’autant que les arguments du MAE sont particulièrement légers voire superficiels. En effet, l’argument du ministère des affaires étrangères a consisté à dire aux diplomates convoqués « qu’une procédure était en cours au niveau du tribunal d’Alger qui a adressé une citation à comparaître à la société néerlandaise le 17 décembre courant ».

 

Les deux ambassadeurs ont été reçus, séparément, par le secrétaire général, Abdelhamid Senouci Bereksi », a indiqué le MAE dans un communiqué.M. Bereksi a fait part aux deux diplomates de l’ »étonnement » et de l’ »incompréhension » des autorités algériennes suite à la décision d’empêcher un avion d’Air Algérie de décoller de l’aéroport de Bruxelles et de procéder à sa saisie. M. Bereksi a mis en exergue le fait que cette mesure a été prise au moment où les voies de recours « n’étaient pas épuisées et qu’une procédure était en cours au niveau du tribunal d’Alger qui a adressé une citation à comparaître à la société néerlandaise le 17 décembre courant ».

 

Il a regretté que cette mesure « grave » ait été prise en occultant la procédure en cours en Algérie engagée conformément à la loi et aux dispositions contenues dans le contrat liant les deux compagnies Air Algérie et K’AIR BV. Tout en informant les deux diplomates des motifs ayant présidé la décision de rappel pour consultation des ambassadeurs algériens à Bruxelles et à La Haye, M. Bereksi a exprimé le souhait que la mesure d’immobilisation de l’avion « soit immédiatement levée » avec le concours des autorités belges et néerlandaises, a conclu le communiqué.

Source : algerie1



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