Etudiants en grève aux Beaux Arts d'Alger
  • Publiée le : 18-03-2015
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L’ensemble des étudiants de l’Ecole Supérieure des Beaus-Arts d’Alger ont entamé depuis ce dimanche 15 mars 2015 une grève illimitée pour faire entendre leurs revendications.

 

Cette initiative marque un « ras le bol » général ressenti par l’ensemble des étudiants. Nos revendications sont les plus simples et les plus légitimes : avoir un cadre favorable au travail qui se traduit par une structure académique qui suit un programme bien défini et non pas un programme datant d’il y a 30ans.

 

Une mise à jour est impérative ! S’ajoutant à cela la programmation de séminaires et formations pour le corps professoral, afin d’actualiser leurs connaissances.

 

Notre formation est aussi freinée par un manque considérable de matériel touchant toutes les spécialités confondues, commençant du simple crayon à l’outil informatique. Ce manque pousse l’étudiant de certaines spécialités à travailler avec des matériaux usés pouvant être un danger lors de la manipulation. De plus, nous voudrions retrouver un libre accès aux ateliers qui nous a été interdit.

 

Nous souhaitons être informés de tous les work-shop, se déroulant à l’extérieur, jusque là fais en catimini. Aussi faire des work-shop dans l’enceinte de l’école et ouverts à tous les étudiants.

 

Sachant qu’un budget considérable est versé à l’école, sous la tutelle des deux ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Culture afin de faciliter le bon fonctionnement de l’établissement ; que ce soit pour le matériel, la préservation et l’entretien des lieux, et fournir un lieu stable et potable pour l’hébergement des étudiants et garantir leur sécurité, un réseau wifi couvrant toute l’école est indispensable, malgré qu’existant, est bloqué aux étudiants.

 

Cerise sur le gâteau, après 5 années d’études à l’école SUPERIEURE des Beaux-Arts d’Alger, nous nous retrouvons, nous étudiants, non pas avec un diplôme, mais une ATTESTATION qui souvent n’est pas reconnue dans la fonction publique.

 

L’école est depuis ce dimanche notre nouveau domicile, nous y passons nos journées et nos nuits dans le froid. Un élan de solidarité et d’union s’est créé entre tous les étudiants. Une organisation s’est mise en place pour garantir un bon déroulement sans aucun débordement.

 

Pour conclure, nous souhaitons une séance de travail avec Madame la Ministre de la Culture au sein de notre école pour trouver des solutions concrètes à nos revendications.



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