De la résistance par le mensonge à la trahison par le verbe. La face cachée d'Ahlam Mosteghanemi
  • Publiée le : 24-03-2015
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Ciao Yazid !


Je n’ai jamais lu Ahlam, je n’ai rêve que d’Algérie !

 

Il y a vingt ans, sur les hauteurs de Beyrouth, je m’invitais chez elle, il y avait le corps d’un côté et la mémoire de l’autre.

 

Pendant ces instants que j’ai regretté, Yazid tombait en martyre, sans le savoir, je voulais plaider sa cause, pour que les futures générations tuent l’oubli.

 

Je fus, du haut de mes vingt ans vaincu par l’arrogance et la beauté d’une femme qui s’est construite grace au désordre des sens et d’une jeunesse arabisée qui a cru voir naître une écrivaine enragée et engagée.

 

J’ai traversé son divan aussi vite que son refus de mimer un semblant de position envers les oubliés de Bentalha.

 

Aujourd’hui, personne ne se souvient de rien, et le « Pivot Algérien » ne nous soufflera pas à l’oreille le nom de Saadi Youssef, ce poète Irakien émérite, véritable plume d’une rêverie Constantinoise appelée Mesteghanemi !

 

Ma plume à moi, je l’a trempe dans mon thé, ivre de bonheur, les idées bien en place, la mémoire intacte, je lutte contre l’oubli, la trahison par le verbe, j’y arriverai, pas à pas, jour après jour, sur les traces de mes ancêtres, grace aux éternelles nuits sacrées.



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