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Le cas des musulmans de l'armée française :
  • Publiée le : 12-04-2015
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On pourrait dés lors considérer que les Algériens qui ont causé le plus de mal aux moudjahidine sont les officiers "musulmans" de l'armée française. Celle-ci compta un total cumulé de 700 officiers et 4700 sous-officiers.

 

En 1962, la plupart d'entre eux sont naturellement rentrer dans leurs casernes en France. Or, quelle a été l'attitude des autorités algériennes, dont la nouvelle ANP manquait cruellement de cadres ? Réclamer à l l'Etat français le "rapatriement" de ces officiers français !A la mi-novembre le colonel Réals, chargé à l'ambassade de France des questions relatives à la coopération militaire, s'entretient avec le colonel Boumediène au sujet des officiers musulmans engagés dans l'armée française, que le responsable algérien aimerait intégrés dans l'ANP.

 

Cette demande est naturellement surprenante, compte tenu des traitements réservé à certains harkis.

 

Néanmoins, le chef de l'ANP (Boumediène) ne cache pas que si les officiers musulmans de l'armée française pourront être intégrés dans l'ANP à leur grade, ils n'auront pas les mêmes prérogatives que les officiers issus de l'ALN. Quinze jours plus tard, la demande est réitérée par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Khemisti, lors de sa visite officielle à Paris "parmi les nombreuses questions passées en revue, il convient de mentionner particulièrement une requête de la délégation algérienne concernant le retour en Algérie d'une partie au moins des cadres militaires algériens servant toujours en France.

 

En Algérie, tout le monde sait que d'anciens officiers de l'armée française firent parti des premiers cadres de l'ANP. Mais les gens pensent en général qu'il s'agissait uniquement de personnes qui avaient déserté pendant la guerre et qui s'étaient battus contre l'armée française pour la libération de leur pays. Or, ces officiers semblent avoir été bien considérés que ceux resté fidèles à l'ennemi.

 

Dans ses mémoires, le colonel Tahar Zbiri, ancien chef d'état-major de l'ANP raconte qu'au lendemain de la guerre, deux politiques s'affrontèrent au sujet des officiers anciens déserteurs de l'armée française (DAF) : le ministre de la défense Houari Boumediène, considérait qu'il fallait les intégrés massivement dans la nouvelle ANP; le colonel Chaâbani ancien commandant de la wilaya VI (Sahara) s’élève au contraire contre cette "déferlante de déserteurs" bien que Boumediène ait pu faire pencher la balance de son côté, Chaâbani est un grand nombre de moudjahidine et de militants ne continuèrent pas moins de s'inquiéter face à ce qu'ils considèrent comme une infiltration des rouages de l'Etat par ceux qu'ils qualifiaient d'agents du colonialisme, des harkis de messalistes ou encore de "bleus" et dont ils réclamaient la révocation pure et simple.

 

La suite on la connait, Chaâbani sera arrêté et exécuter sur ordre de Ben Bella avec la complicité de Boumediène et Chadli.extrait du livre de Pierre Daum "Le dernier tabou, les harkis restés en Algérie après l'indépendance" p.144-145.



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