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Nida el Watan : une nouvelle entrave dans l'exercice d'un droit constitutionnel
  • Publiée le : 06-05-2015
  • Article publier dans Exprimez-vous
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On savait l'administration aux ordre du pouvoir alors qu’elle devrait être au service

Loi. Une entrave, d'un genre inédit, vient cependant s'ajouter aux nombreux dysfonctionnements de la chaîne administrative, auxquels les citoyens algériens sont confrontés depuis longtemps. En violation de la loi et de la Constitution, l'administration du Ministère de l'intérieur m'empêche de déposer le dossier d'agrément de mon parti, Nida El Watan.

L’administration centrale concernée est celle du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, direction générale des libertés publiques et des affaires juridiques, direction de la vie associative, sous-direction des partis politiques. La procédure en vigueur consiste à demander un rendez-vous par contact téléphonique, afin de se voir fixer une date pour le dépôt du dossier d'agrément.

J'essaie en vain, depuis le 29 Mars 2015, d'obtenir ce rendez-vous. Le standard du Ministère me passe le service en charge des partis politiques, mais le téléphone sonne dans le  vide.  Même la demande par fax, adressée au Ministère le 31 Mars 2015, est restée sans réponse. J'aurai tout essayé, y compris un appel par le canal de la chaîne de TV Djazairia.

Je ne me résigne pourtant pas. 
Au nom des milliers d'algériens qui ont foi dans les idées et le programme que j'ai présentés lors de ma candidature à la dernière élection présidentielle, je me dois d'insister, quitte à prendre à témoin l'opinion publique, par tous les canaux possibles.

Au delà du cas Ali Benouari, ce nouveau type de comportement  renseigne sur l'état d'esprit de ceux qui nous gouvernent. Il est intéressant de noter que ce silence de l'administration survient au moment même où l'Etat accepte de recevoir 10 millions d'euros de l’Union Européenne pour améliorer sa gouvernance.

La presse  nationale donne un faible aperçu par le courrier des lecteurs sur les innombrables entraves, erreurs, refus, rejets, non-réponses, attentes de citoyens désemparés. Certains d’ailleurs écrivent aux plus hautes instances :  à Monsieur le Président de la République, aux Ministres…

Combien de citoyens obligés de batailler avec les caisses ? Combien d’ayants droits rabroués devant les guichets ? Combien de demandes et de requêtes rejetées, combien de drames ont pour cause l’absence de la prise en compte des droits des citoyens par l’administration de leur Etat ? Il s’agit maintenant de dire stop ! Au quotidien, le dysfonctionnement des services de l’Etat « empoisonne » la vie des algériens.

Il faut que la presse se fasse l’écho de cette souffrance de basse intensité, mais toujours présente, transformant quelquefois des démarches qui pourraient durer 15 minutes en journée entière d’attente, et souvent en va-et-vient incessant, signes d’incapacité et d’arbitraire.

Dans mon cas présent, il s’agit d’une entrave politique caractérisée La constitution énonce les droits fondamentaux du citoyen et la loi précise les conditions à remplir pour faire valoir un droit. Dans le cas d’espèce : prendre rendez vous pour déposer un dossier d’agrément de parti

C’est amplement suffisant pour qu’il n’y ait pas l’ajout d’écrans supplémentaires, contre lesquels il est difficile d’argumenter. Le silence de l'administration est une arme lâche contre laquelle on n'a aucun recours. Sauf celui de dénoncer publiquement le procédé.

Cette inertie administrative aggrave encore le vide politique et les insuffisances de la vie démocratique en Algérie.


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