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Christophe Dubois co-auteur de Paris-Alger une histoire passionnelle à où va l'Algérie :« Les Français ont du mal à savoir qui détient réellement le pouvoir à Alger !»
  • Publiée le : 16-04-2015
  • Article publier dans Interviews
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Le jour de la parution du livre de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, Paris-Alger une histoire passionnelle, je fus celui qui déballa ce livre des cartons à la FNAC de Strasbourg,, aidant ainsi les employés à le mettre en rayons !

Sa couverture est à l'image de son contenu, bien faite !

Les auteurs si bien documentés, et ayant fait un travail d'investigation hors pair.

 

Quant à mes observations, je les garde pour plus tard, afin de vous proposer l'interview que ma accordé Christophe Dubois, sans doute vous laissera-t-elle sur votre faim, c'est peut-être le but, en attendant patiemment la chronique que je consacrerai à ce livre événement.

 

 

1- Ce que vous racontez dans votre livre est me semble-t-il de notoriétépublique, n'avez-vous pas peur que ce livre n'ait pas l'écho escompté ?

 

Les premiers échos que nous recevons montrent le contraire. Il y a une différence entre la rumeur publique qui affirme que tous les dirigeants algériens ont des propriétés à Paris et des informations précises livrant, les adresses, les montants, les dates des transactions. Notre livre ne se résume pas à ces données… patrimoniales. Nous passons au crible la relation entre la France et l’Algérie, les rapports des différents présidents français avec Alger, les questions d’immigration, le rôle des pieds noirs en France, le traitement de la mémoire…

 

2- Pourquoi d'après vous la justice française reste silencieuse sur tout ce qui concerne l'Algérie depuis l'indépendance, contrairement à d'autres pays d'Afrique noire par exemple ?

 

La France souffre du complexe du colonisateur. La colonisation de l’Algérie a été« tardive » et difficile. En Algérie, on sait le rappeler à la France, en jouer. La France a besoin d’entretenir des bonnes relations avec l’Algérie, ces deux pays ont une population en partage, des intérêts économiques, militaires, diplomatiques… Or les Français ont du mal à savoir qui détient réellement le pouvoir à Alger, alors la France est prudente, mais surtout, il semble que ce soit aux Algériens de mener ce type d’enquête.

 

3- Dans la partie historique et sociologique du livre, vous ne vous mouillez pas, vous posez plus d'interrogations que n'affirmez de certitudes, laissant les uns et les autres parler à votre place, pour quelle raison ?

 

Pour la simple raison que nous sommes journalistes, et que c’est notre travail de confronter les points de vue.

Je pense qu’en lisant notre livre, le lecteur peut au contraire se faire sa propre opinion, et c’est notre but.

 

4- Vous dites que l'Algérie a perdu son rayonnement diplomatique et son rôle d'acteur majeur dans la région, êtes-vous certain qu'elle ne tire pas les ficelles au Mali et ne reste pas un acteur incontournable en méditerranée, dans le monde Arabe et en Afrique ?

 

Nous avons écrit qu’au sortir de l’indépendance et jusqu'à la fin des années 1980, l’Algérie avait un rôle majeur sur la scéne internationale, mais qu’elle a étéaffaiblie aprés la décennie noire.

Aujourd’hui l’Algérie continue à occuper une place prépondérante en Afrique.

Nous expliquons par exemple le rôle déterminant qu’elle occupe auprés de la France dans la lutte contre le terrorisme subsahélien, en revanche, il est évident que de nouveaux acteurs lui disputent son leadership. La prise d’otages d'In Amenas a montré également qu’elle ne maîtrisait pas tout y compris sur son propre territoire.

 

5- L'Algérie de demain sera-t-elle différente de celle d'aujourd'hui ?

 

Je crois que les Algériens aspirent à un changement…

 

6- A lire votre livre, on a le sentiment que la France n'éprouve pas le désir de voir les choses changer, et donne l'impression d'être soumise à une « loi »algérienne, partagez-vous ce point de vue ?

 

Je crois que votre analyse est un peu manichéenne !

Ces deux pays sont victimes de leurs histoires communes dont ils doivent absolument s'émanciper.

Paris et Alger ont une population en partage, c’est un fait.

Reste à savoir si ces deux états sauront en faire une force ou une faiblesse. Je crois les populations, surtout les jeunes générations, aspirent à la normalité…

7- Vous citez Kamel Daoud, n'est ce pas vrai que c'est cette image de l'Algérie que véhicule ce dernier que la France veut imposer dans l’inconscient du commun des mortels en France ?

 

Nous citons Kamel Daoud, Boualem Sansal et bien d’autres Algériens qui ont accepté de nous répondre. Je vous rappelle que j’ai attendu pendant un an un visa pour me rendre en Algérie et ne l’ai jamais obtenu. Sans doute aurait-je pu faire d’autres rencontres sur place ! N’est-ce pas les dirigeants algériens qui tentent de cantonner les observateurs extérieurs dans je ne sais quel inconscient ?

 

8- Pour terminer, qu'attendez-vous de ce livre ?

Qu’il soit lu…



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