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Abdallah Zekri à où va l’Algérie : « Je n’ai aucun problème avec le pouvoir algérien »
  • Publiée le : 24-07-2016
  • Article publier dans Interviews
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Après avoir porté atteinte à la dignité et à l’honorabilité d’Abdallah zekri, président de l’observatoire contre l’islamophobie en France, Abderrahmane Dahmane, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est prié par le tribunal correctionnel de Nîmes à comparaître le 6 septembre prochain afin de s’expliquer sur ses allégations contre Abdallah Zekri parues dans un article Web.

Suite à cette plainte déposée et afin de tirer cette affaire au clair, où va l’Algérie a pris contact avec le président de l’observatoire qui a bien voulu répondre à nos questions.


Interview : Bassaïd AISSA


M. Abderrahmane Dahmane, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy s’attaque à vous et lance de graves accusations à votre encontre, quelles seraient selon vous ses motivations ? 


En 2001, lors de ma candidature aux élections législatives algériennes, un faux CV me concernant avait circulé, il s’amuse aujourd’hui à le ressortir afin d’en faire un usage pernicieux. Une question s’impose au vue de ce malheureux épisode : pourquoi s’est-il rendu compte 54 ans après l’indépendance de l’Algérie que je portais deux casquettes, celle de Harki et de criminel à la fois ? 
La réponse est en vérité toute simple, le 15 Juin dernier, le CFCM organisé à l’occasion du mois sacré du Ramadan, un Iftar où des invités de haut rang étaient parmi les convives, tel M. le ministre de l’intérieur, les ambassadeurs des pays musulmans, différentes personnalités, ainsi que quelques préfets. M. Dahmane avait pris contact avec le président du CFCM et certains membres du bureau pour se faire inviter, en tant que secrétaire général de cette institution religieuse je m’y suis opposé, refusant qu’un individu ne représentant que lui-même soit l’hôte d’une honorable institution qu’il qualifie lui même de coquille vide !

A travers ses allégations, il vous accuse d’être Harki et présente des documents ? 


Ce sont des documents non officiels. Et pour la petite histoire, j’ai été gérant d’une agence postale dans une commune dénommée DREA SAS, car à l’époque c’était bien le chef des SAS qui faisait office de maire ! J’étais donc fonctionnaire des PTT du 1er Mars 1959 au 1er Juin 1960.

 

Dans une de ses déclarations, Dahmane déclaré que vous fûtes rapatriés discrètement en France en 1962 dans les bagages des tortionnaires, est-ce vrai ? 


Mon itinéraire professionnel après l’indépendance est clair et limpide, et ne comporte le moindre vide ou anomalie. J’ai immédiatement en 1962 intégré à Constantin la gendarmerie algérienne jusqu’en 1965, puis à Sidi-Bel-Abbès en qualité de responsable du service

 

 

administratif des écoles de gendarmerie. Ce qu’il prétend est faux et diffamatoire, à lui d’apporter les preuves et de se justifier devant la justice car il s’agit d’accusations très graves.

 

De quelle manière êtes-vous arrivé à intégrer les instances dirigeantes des institutions religieuses en France ? 


C’est en 1994 alors que je menais un combat contre l’intégrisme que je rencontre lors d’un congrès organisé à Alger Dalil Boubekeur, nous étions sur la même longueur d’ondes et avions la même approche de ses sujets délicats et nouveaux pour cette époque-là. Il me désignait le 8 Juin 1995 délégué de la mosquée de Paris et membre du conseil représentatif des musulmans de France. 

 

Abderrahmane Dahmane a-t-il déjà été condamné par la justice française ? 


Oui ! Il avait été condamné le 4 octobre 1996 par Dalil Boubekeur par ordonnance de référé par le tribunal de grande instance de Paris pour diffamation. Ensuite par la cour d’appel de Paris (troisième chambre d’accusation) pour abus de confiance, falsification de chèques et usage.
Maintenant en ce qui me concerne, en 1995, j’ai fait l’objet d’une cabale par un travailleur marocain où j’ai été accuse de trafic d’influence. 

 

On parle de l’observatoire national contre l’islamophobie comme instance de faible poids et dont vous seriez le seul membre, qu’en est-il ? 


Élu président en 2001 et à l’unanimité par les membres du conseil d’administration sur proposition du président de l’époque Mohamed Moussaoui, je trouve le soutien des 24 présidents du CRCM (Conseil régional du culte musulman) qui en sont membres et charges également de suivre et de remonter les informations.
Une fois encore Abderrahmane Dahmane s’était proposé pour en faire partie mais s’est heurté à un énième refus.

 

Même chose pour le CFCM, cette coquille vide d’après lui ? 


Coquille vide ! Il a tout fait pour être désigné au sein de cette « coquille vide »  mais les membres de la fédération ont refusé qu’un homme qui n’a rien à voir avec la religion puisse intégrer une telle instance.

 

Vous avez eu à tenir tête à Jean François Copé, racontez-nous ?


Suite à l’affaire aujourd’hui connu du pain au chocolat, nous l’avions attaqué en justice et j’étais bien entendu à l’origine de ce dépôt de plainte. C’est lors d’une réunion du bureau du CFCM que Copé est venu s’excuser, dès lors, la majorité êtes membres du bureau m’ont demandé de retirer la plainte. Nous avions reçu des excuses publiques de sa part et face à un parterre de journalistes et pas moins de 15 caméras de télévisions. Il s’agissait tout de même d’une affaire d’incitation à la haine raciale extrêmement grave.

 

On dit que la justice algérienne s’intéresse de très près à votre cas ?

 

 

 

En 54 années d’indépendance algérienne, je me rends régulièrement là-bas, c’est à dire 3 à 5 fois par ans, soit à titre personnel mais le plus souvent invite par les télévisions pour des débats et j’ai toujours été reçu avec égards. 

 

Il y a aussi ces plaintes déposés par des familles victimes contre votre personne selon toujours Abderrahmane Dahmane ? 


Quelles plaintes et quelles victimes ! Je pense qu’au moment où Dahmane écrivait ces balivernes, il était en état d’ébriété...

 

Pour terminer monsieur Abdallah Zekri, quels rapports entretenez-vous avec le pouvoir algérien ? 


Je n’ai aucun problème avec le pouvoir algérien. Dahmane devrait arrêter de parler de martyrs de la révolution, car venant de lui c’est une insulte. Comme il devrait d’ailleurs arrêter de menacer les gens en déclarant qu’il est cousin du général et commandant de gendarmerie Menade, chez qui il est hébergé quand il se rend à Alger. 
Il jette le discrédit sur la personne de Dalil Boubekeur également en affirmant que c’est son cousin. Ce sont des allégations mensongères car la différence entre les deux hommes est de taille.



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