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Tony Blair présente ses excuses concernant l’invasion de l’Irak en 2003
  • Publiée le : 26-10-2015
  • Article publier dans Monde
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Dans une interview accordée à la CNN, l’ancien premier ministre anglais Tony Blair présente ses excuses concernant l’intervention en Irak, menée conjointement par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, en 2003.

 

Mea culpa pour Tony Blair. L’ancien Premier ministre anglais, dans une interview accordée à la chaîne CNN sur le point d’être diffusée aujourd’hui, reconnaît "des erreurs" au sujet de l’invasion de l’Irakmenée en 2003 par les Etats-Unis, avec le soutien de l’Angleterre et de son gouvernement, dont il était alors le chef.

 

"Le renseignement était faux"

Mais l’homme ne s’arrête pas là puisqu’il va jusqu’à s’excuser, reconnaissant que les informations dont disposaient les Etats-Unis pour justifier une intervention – à savoir notamment la présence d’armes de destruction massive en Irak – n’était pas avérées : "Je m’excuse pour le fait que le renseignement était faux" dit-il, avant d’ajouter : "Je m’excuse aussi pour certaines erreurs de planification et, bien sûr, pour notre erreur d’appréciation de ce qu’il se passerait une fois que l’on aurait fait tomber le régime". Un aveu en référence au régime dictatorial de Saddam Hussein et à la percée de Daesh aujourd’hui sur le territoire irakien. "Mais je trouve qu’il est difficile de s’excuser pour avoir renversé Saddam", ajoute-t-il toutefois.

 

Des "éléments de vérité"

Devant les caméras de CNN, Tony Blair continue sur sa lancée et admet que des "éléments de vérité" se trouvent dans le discours de celles et ceux qui pensent que l’intervention en Irak de 2003 a joué un rôle prépondérant dans l’essor de Daesh aujourd'hui : "Bien entendu, on en peut pas dire que ceux d’entre nous qui ont fait tomber Saddam en 2003 n’ont aucune responsabilité dans la situation de 2015", affirme-t-il.

 

Un coup de com’ ?

Si le discours dépourvu de langue de bois de l’ancien homme fort du gouvernement britannique peut séduire, il ne fait pas l’unanimité. Nicola Sturgeon, en sa qualité de Première ministre écossaise, dénonce ce qu’elle qualifie d’une "opération de communication". Une opinion que rejoint le quotidien The Telegraph.

 

"L'opération de communication de Blair commence alors que le pays attend toujours la vérité. Le report de la publication du rapport Chilcot est une honte", martèle Nicola Sturgeon sur Twitter. Pour cette dernière, Tony Blair n’a pour ambition que d’assurer ses arrières alors que la publication des conclusions de la commission d’enquête indépendante sur la participation, sujette à controverse, du Royaume-Uni dans l’invasion de l’Irak et de ses mécanismes, ne devrait enfin plus tarder à voir le jour.

 

Un rapport qui se fait attendre

Ce fameux rapport, connu sous le nom de rapport Chilcot, a été repoussé à plusieurs reprises. Aux dernières nouvelles, le document est attendu pour 2016. En août dernier, Sir John Chilcot, à la tête de la commission en charge de la rédaction du dossier, avait expliqué que ce nouveau délai était à mettre sur le compte de la réticence du gourvernement à déclassifier certains documents clés pour établir une conclusion définitive sur l'implication du Royaume-Uni dans le conflit. Des "pressions politiques" seraient aussi en cause. 

 

Depuis 2003 et l’intervention des Etats-Unis et de ses alliés, l’Irak s’embourbe dans une guerre civile qui n’a fait que faciliter la percée de Daesh. Le groupe terroriste est aujourd’hui à la tête d’un important territoire à cheval entre l’Irak et la Syrie.

 



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