5 000 Algériens victimes d’expulsion arbitraire en Europe
  • Publiée le : 21-12-2018
  • Article publier dans Monde
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La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a révélé que le nombre d’Algériens arrêtés à la frontière européenne au cours des dix premiers mois de l’année en cours s’élève 12 700, contre 14 000 pendant l’année précédente.


Dans son communiqué rendu public à l’occasion de la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre de chaque année, la Ligue a affirmé que “l’Algérie fait face à des vagues d’immigration clandestine à destination de l’Europe. Un phénomène qui attire désormais de plus en plus d’attention compte tenu du nombre de tentatives d’immigration clandestine mises à l’échec par les gardes-côtes à partir des côtes algériennes”.

 

A ce propos, l’Organisation a indiqué avoir recensé la mise à l’échec de tentatives d’immigration de 8217 individus depuis début 2015 à la fin 2018, tandis que 3000 personnes seraient mortes et disparues en mer depuis 2009.

 

Pour elle, des organisations humanitaires et régionales excellent dans ce qu’elle a appelé d’”hypocrisie humanitaire” en assistant, à ses yeux, en spectatrices aux conditions des jeunes migrants algériens retenus dans nombre de prisons en Europe.

 

“Nous n’avons entendu une voix de ces organisations s’élever pour dénoncer le recours systématique des pays européens aux expulsions arbitraires, dont plus de 5 000 Algériens font l’objet chaque année”, peut-on lire dans ce même document.

 

De l’avis de la LADDH, la Journée du 18 décembre se veut une Journée internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille adoptée par les Nations unies en 2000. En outre, elle a fait savoir qu’elle constitue une occasion pour affirmer que la majorité des pays signataires de la Convention, sont en effet des pays de départ ou de transit, tandis que tous les Etats européens  qui reçoivent de la main d’œuvre et des cadres ne l’ont non seulement pas ratifiée mais ils ne veulent pas la signer.

 

Selon l’Organisation, “cette date intervient dans un contexte mondial et régional marqué par une détérioration de la situation des migrants, accentué par des politiques ayant donné lieu à des pratiques violatrices des droits des migrants. Il est regrettable que la mer méditerranée devienne un tombeau à ciel ouvert où plus de 2160 migrants ont perdu la vie dans leur tentative d’atteindre l’autre rive, alors que d’autres sont portés disparus depuis le début de l’année(2018)”.

 

“L’hésitation de pays de l’Union européenne (UE) quant à la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille résulte de notre soumission au droit international adémocratique où les pays développés et industriels exercent une distinction structurée, instaurent des lois rigoureuses sur l’immigration sous prétexte de protéger leur sécurité nationale et faire face au terrorisme, tandis que les problèmes humains, dont l’immigration illégale, n’est point un phénomène moins dangereux que le terrorisme que des pays utilisent comme prétexte pour sacrifier les droits de l’homme… “.


 

 



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