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Investissement/Quand la bureaucratie algérienne freine la création de l’Ecole 42 à Alger
  • Publiée le : 18-03-2018
  • Article publier dans News
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Le 6 décembre dernier, M. Xavier Niel, qui accompagnait Emmanuel Macron annonçait la création d'une « Ecole 42 » à Alger. Pour beaucoup d’observateurs, il s’agissait du résultat le plus concret de la visite du président français dans notre pays et d’un véritable évènement.

 

Et pour cause, le modèle de l’Ecole 42 créé et financé par l’homme d’affaire français n’existe actuellement que dans 2 établissements dans le monde ouverts au cours des dernières années à Paris pour le premier et à Fremont en Californie pour le second.

 

L’ «Ecole 42» qu’est-ce que c’est ?

Les établissements de type Ecole 42 proposent une formule tout à fait révolutionnaire d’autoformation en informatique qui a déjà commencé à faire des émules en Europe. Les candidats à l’inscription dans cette école d’un nouveau genre doivent avoir entre 18 et 30 ans ou être en dernière année de lycée. Aucun diplôme n'est requis. La première sélection se fait sur la base d'une série de tests sur le site web de l’établissement destinés à évaluer les capacités des étudiants à apprendre l’informatique. L'inscription à la formation est gratuite.


La formation dispensée, de type qualifiante, se veut inspirée des changements apportés par Internet .Elle dure entre 2 et 5 ans selon la rapidité de l'étudiant à finir les « projets », et couvre les différents métiers de l’informatique liés au développement. Il est également possible de rester deux années supplémentaires pour y réaliser un projet et apprendre à créer son entreprise.

 

La gratuité, le fait qu'aucun diplôme ne soit requis à l'entrée et une pédagogie qui rejette toute notion de transmission de savoir ont fait de cet établissement une école de la deuxième chance pour les élèves n’ayant pas accès aux écoles d’ingénieurs classiques.

 

Les réticences de la bureaucratie algérienne

Bien que L'investissement initial , à l’image de ce qui s’est passé en France et aux Etats- unis, doive être réalisé par M. Xavier Niel et que l’établissement soit à but non lucratif, les inscriptions étant gratuites, les autorités algériennes semblent aux dernières nouvelles se montrer très réticentes pour délivrer les autorisations nécessaires au développement du projet.

 

Selon nos sources, Xavier Niel lui-même, venu expliquer le contenu de son projet en Algérie, a été reçu par le premier ministre M .Ahmed Ouyahia, qui lui aurait expliqué poliment que ce type d’investissement « n’est pas considéré comme une priorité par le Gouvernement algérien ».

 

Même son de cloche et même réticences du côté du ministère de l’éducation qui ne verrait pas non plus d’un très bon œil cet établissement auquel on accède sans aucun diplôme, qui utilise des méthodes pédagogiques non conventionnelles et ne délivre lui-même aucun diplôme.

 

Pour l’instant le projet est en stand –by et les chances de voir une Ecole 42 ouvrir prochainement ses portes à Alger semblent s’éloigner. A moins d’un arbitrage au plus haut niveau. On murmure en effet que le Président français Emmanuel Macron attacherait une importance toute particulière à la concrétisation de ce projet et qu’il pourrait bien évoquer le sujet avec son homologue algérien.



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