En grève de la faim: Adlène Mellah dans un état très critique
  • Publiée le : 30-12-2018
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L’avocat Abdelghani Badi a dit que le journaliste Adlène Mellah, placé en détention, était dans un état très critique car n’ayant  pas respecté les consignes de son médecin après sa mise en liberté novembre dernier.

Pour Me Badi, l’entêtement de Mellah et son insistance à poursuivre sa grève de la faim, outre son atteinte psychologique suite à son emprisonnement pourraient sérieusement mettre sa vie en danger, affirmant qu’il lui demandera, avec d’autres avocats, de rompre sa grève de la faim.


A ce propos, l’avocat a dit dans le cadre de l’affaire de Mellah que la défense du directeur du site d’informations Dzair Presse n’a jamais trouvé dans le dossier pour lequel il est poursuivi un fait valable pour que son client soit condamné à un an de prison ferme et 100 mille DA d’amende.


Selon lui, le Palais de justice d’Alger (Ruisseau) devrait rejuger Adlène Mellah.


Par ailleurs, il a refusé le chef d’inculpation retenu à l’encontre de son mandant “rébellion”, estimant que celle-ci constitue une accusation grave, expliquant qu’elle est retenue notamment à l’encontre d’une personne qui refuse d’obtempérer à la force publique après un ordre d’évacuation d’un lieu ou d’un endroit. “Je pense que l’emploi du terme refus d’obtempérer   aurait suffi au lieu de rébellion”, a-t-il soutenu.


De son côté, l’avocat et syndicaliste Cherif Lakhlef a dit qu’il y a grand espoir au sujet de son client, dont un appel est introduit devant le tribunal d’Alger, sachant que Mellah a écopé de la plus sévère peine, sachant que l’article sur l’attroupement prévoit une  peine de 1 à 2 ans de prison ferme, et que son mandant n’a pas bénéficié d’atténuation, car il s’agit, selon lui, simplement du “journaliste Adlène Mellah” !

Me Lakhlef a confié à Echorouk qu’il tente lui-aussi de convaincre Mellah d’arrêter son mouvement de grève étant son état de santé est jugé grave.


Abondant dans le même sens, Me Saïd Ezzahi  a estimé que le terme « rébellion » est incompatible, appelant à ce qu’il soit relevé définitivement du code pénal algérien, compte tenu de son impact psychologie sur les Algériens, en particulier ceux qui ont vécu l’ère coloniale.


Force est de rappeler que l’affaire Mellah a été relayée par la presse arabe et mondiale, notamment après le verdict rendu par le tribunal de Bab El Oued, le 25 décembre dernier, le condamnant à une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars.


Plusieurs médias se sont dits étonnés par cette condamnation, critiquant ainsi “la répression de la liberté d’expression en Algérie”.


En dépit des garanties constitutionnelles, Adlène Mellah est condamné à 1 an de prison ferme pour attroupement, pour reprendre plusieurs sites d’information, entre autres “Al Jazeera Net” et “Arabe Online”.


D’autres titres voient dans cette condamnation un recul net par rapport aux acquis en matière de la liberté d’expression.


Cette affaire a préoccupé de nombreux sites d’information, dont “Russia Today”, “African Daily Voice”, “Al Qods Al Arabi”, ” Voix maghrébines” , “Euro News”, “Le Monde” et “HuffPost “.

 



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