A une semaine de la fin du ramadan  : La hausse des prix se maintient 

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A une semaine de la fin du ramadan  : La hausse des prix se maintient 

A quelques jours de la fin du mois de ramadan, la flambée des prix des différents produits alimentaires se maintient, ne laissant aucun répit aux ménages algériens, notamment les plus démunis.

Cette situation qui déstabilise le consommateur est intenable durant le ramadan. Les familles à faible revenu se contentent du minimum pour pouvoir joindre les deux bouts.

Lors d’une tournée dans des marchés de la capitale, le Jeune Indépendant a constaté qu’aucun produit n’échappe à cette folie des prix, qui met à rude épreuve le pouvoir d’achat de toutes les couches sociales.

Les prix de la tomate oscillent entre 120 et 130 dinars, la courgette et la carotte entre 100 et 130 DA, les fèves entre 80 et 100 DA et le poivron à plus de 140 DA. L’artichaut et les petits pois sont affichés, respectivement, entre 100 et 160 DA. Les fruits ne dérogent pas à la règle. La pomme 350 et 650 DA, alors que la banane est affichée à 440 DA, en sus des prix élevés des légumes secs et des viandes. Cependant, c’est le prix de la pomme de terre qui étonne le plus les consommateurs. Le prix de ce «précieux» tubercule a enregistré une certaine « stabilité ». Elle est vendue en moyenne à 110 DA le kilo.

Rencontré à la sortie du marché de BirKhadem, Ahmed, la soixantaine, retraité de l’enseignement a exprimé au Jeune Indépendant son mécontentement quant à la situation précaire que vivent les ménages algériens depuis plusieurs mois. Pointant du doigt l’immobilisme du département du Commerce, censé, selon lui, mettre terme à ces abus. « Le pouvoir d’achat des Algériens doit être protégé et ce luttant contre les spéculateurs. On nous rassure avec des promesses mais malheureusement rien n’a été fait, au contraire, la situation est devenue catastrophique », a déploré ce père de famille.

Quant à Nacer, un travailleur journalier a affirmé au JI qu’il arrive à peine à subvenir aux besoins de sa famille, jurant que ses enfants n’ont pas mangé de viande depuis des mois.

Il a ajouté qu’avec cette augmentation des prix, il est impossible de tenir plus de dix jours avec son salaire.

« Depuis plusieurs mois je n’achète ni de viandes ni de fruits, on vit avec le strict minimum ».

De son côté, Mohamed, père de trois enfants, s’est dit outré par les prix des légumes. « Pour maintenir le même régime alimentaire, important pour la croissance de mes enfants, on se prive de sorties et des loisirs, devenus secondaires dans notre situation », a-t-il dit, signalant que les fruits sont devenus « un luxe ».

Pour tenter de réguler et contrôler les marchés et freiner ainsi cette flambée, le ministère du Commerce, qui affirme que ces augmentations à répétition sont dues à la spéculation, a annoncé avoir assuré l’approvisionnement du marché national durant le mois sacré, en quantités « considérables » de produits alimentaires de large consommation. Or, cette opération n’a pas réussi à faire baisser les prix et soulager le consommateur algérien.

Par Mohamed Mecelti / jeune-independant.

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