Accomplir le Hajj ou la Omra sans mahram, c’est désormais possible pour toutes les femmes musulmanes !

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En Arabie saoudite, là où l’omnipotent prince héritier, Mohammed Ben Salman, est empereur en son royaume, appliquant sa vision réformatrice d’une main de fer, la condition des femmes continue de progresser sensiblement sur la bonne voie : celle de l’émancipation.

Sur le front de l’autonomisation de la gent féminine, de nouvelles avancées notables sont enregistrées dans les hauts lieux saints de La Mecque et de Médine, ainsi que vient de l’annoncer Ahmed Saleh Halabi, le haut conseiller du Hajj et de la Omra, au sein de l’ambassade saoudienne au Caire.

En effet, le temps où les femmes musulmanes, qu’elles soient Saoudiennes ou pas, avaient l’obligation d’être escortées d’un mahram pour effectuer le Hajj ou la Omra appartient, depuis ce mardi 11 octobre 2022, au passé. « Il est désormais permis à une femme d’accomplir le Hajj ou la Omra sans mahram, accompagnée seulement de femmes dignes de confiance ou d’une compagnie sûre, tel est le point de vue des érudits Maliki et Shafi’i », a-t-il déclaré en conférence de presse, en précisant qu’en mars dernier, le superviseur de la fatwa à Al-Azhar Al-Sharif en Egypte, Abbas Shoman, s’était déjà prononcé dans ce sens.

Nul doute que cette décision, libératrice à maints égards, sera bien accueillie par toutes les femmes, et avec un immense soulagement par celles qui, face à l’impossibilité de trouver le chaperon masculin idéal, n’avaient jusqu’à présent d’autre choix que de renoncer, la mort dans l’âme, à se recueillir en Terre sainte. Une cruelle injustice faite à des croyantes d’une grande dévotion, dont le rêve le plus cher était à jamais anéanti.

« Permettre aux femmes d’accomplir le Hajj et la Omra sans la condition incontournable du mahram va leur faciliter la vie, car nombre d’entre elles sont confrontées à des situations sociales difficiles. Beaucoup ne peuvent pas trouver de mahram, ou alors cela peut leur coûter très cher, alors qu’elles aspirent simplement et tellement à accomplir leur devoir religieux », s’est réjouie Faten Ibrahim Hussein, l’ancienne conseillère du ministre du Hajj, tout en se félicitant du rôle positif joué par la « lutte contre toutes les formes de corruption sociale et économique ».

« Il y a beaucoup de femmes qui viennent travailler au Royaume sans mahram, et nous ne déplorons aucun incident significatif, grâce à la sécurité dans laquelle nous vivons… Il n’y a aucune crainte à avoir pour les femmes sans mahram, parce qu’il n’y a plus de raison d’avoir peur », a-t-elle encore souligné.

Oumma

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