Algérie Ferries : le scandale des navires quasi-vides refait surface

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Une trentaine de personnes, cadres et fonctionnaires de la compagnie maritime algérienne, Algérie Ferries, seront devant le juge, cette semaine. Les mis en cause devront répondre aux accusations retenues contre eux dans le cadre de l’affaire relative aux traversées quasi-vides effectuées par des navires de l’entreprise l’été dernier. 

L’affaire des traversées quasi-vides opérées par des  navires d’Algérie Ferries le mois de juin dernier refait surface. Le procès de ce scandale devrait s’ouvrir cette semaine, au tribunal de Sidi M’hamed, a rapporté le journal arabophone Ennahar ce lundi 12 décembre. Plus de trente accusés déferleront à la barre pour répondre aux accusation retenues contre eux, souligne la même source.

Le mois de juin dernier, alors que les ressortissants algériens se bousculaient devant les agences de la compagnie maritime algérienne en France, des navires faisaient des liaisons presque à vide. C’est le cas de la traversée Marseille-Alger du 2 juin dernier, effectuée par le Badji Mokhtar II « qui n’a transporté que 72 personnes et 25 véhicules, alors que sa capacité est de 1800 personnes et plus de 600 véhicules et que la demande sur la billetterie était très forte ».  avait-on souligné alors.

Le scandale de l’été

Le ferry Tassili II a accosté à Skikda en provenance de Marseille avec 39 personne et 21 véhicules seulement à bord. Le même navire a fait la navette Skikda- Marseille également quasiment vide. C’est le cas aussi d’autres traversées effectuées durant cette période.

Cet état de fait n’a pas laissé les autorités algériennes indifférentes. Les responsables ont réagi vigoureusement en prenant une série de décisions. Ils ont ainsi suspendu de ses fonctions, entre autres, le premier responsable de l’entreprise, Kamel Issad, mis en détention ensuite. Ils ont également ordonné une enquête pour déterminer les circonstances de ce scandale et arrêter les responsables.

Lourdes accusations

Les investigations ont permis de découvrir l’implication présumée de plus de 30 personnes, entre fonctionnaires et cadres de l’entreprise. Ces derniers seront appelés à la barre cette semaine, pour répondre aux accusations retenues contre eux.

En plus de l’ex PDG de l’entreprise, Kamel Issad, sont également cités déjà dans cette affaire le chef d’escale à Alger, Kamel Idallia, le directeur commercial (B. K), l’adjoint du PDG (CH. I), le responsable de la cellule de numérisation des réservations (L. F), la directrice de l’Administration générale (F. M.) et le directeur de l’Exploitation de l’entreprise en France (H. A.).

Ces mis en cause sont poursuivis pour «dilapidation de deniers publics», «abus de fonctions », « abus d’autorité», « non déclaration de biens » et « enrichissement illicite».

C.Arezki /Algerie-expat

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