Alors que les arbitres de la VAR accuseraient la réalisation de la télévision publiqueGassama, coupable ou bouc émissaire ?

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M. B. / MOHAMED BOUCHAMA / lesoirdalgerie

Dix secondes de trop ! Les Algériens ne feront pas la campagne du Qatar à cause de quelques secondes d’inattention fatales à une équipe qui pensait avoir assuré l’essentiel après l’égalisation du remplaçant de luxe, Ahmed Touba.


Une touche de Kunde sur Collins Fai, suivie d’un centre de ce dernier en direction du paquet de joueurs (7 défenseurs et 5 attaquants) dans le périmètre algérien, et c’est Toko-Ekambi qui profite d’un marquage défaillant de l’arrière-garde des Verts. Une élimination à l’italienne, en définitive. Et que beaucoup, chez nous, incombent à un arbitrage vicieux du Gambien Bakary Gassama dont la désignation n’avait, pourtant, pas suscité d’inquiétudes prémonitoires. Un arbitre qui excelle dans la «gestion» de ses offices notamment des matchs décisifs.

Qu’en est-il vraiment de l’office du Gambien qui, ce soir-là, était assisté contrairement aux habitudes par un Angolais et un égyptien ? Avant de répondre à cette interrogation, quelques précisions sont utiles. En 2019, lors d’un certain Algérie-Nigeria en demi-finale de la CAN d’égypte, Gassama était accompagné par le Sénégalais El-Hadj Malick Samba et du Burkinabé Seydou Trama. Lors de la CAN-2021, il dirigeait le match Nigeria-égypte (1er tour) avec une paire formée du Sénégalais El-Hadj Malick Samba et le …Camerounais Elvis Mwajimo.

Pour la demi-finale du même tournoi (Cameroun-égypte), il sera secondé par l’Angolais Gerson Emiliano Dos Santos et du Mozambicain Arsenio Chadreque Marengula. Ce dernier a été remplacé pour le match «retour» entre l’Algérie et le Cameroun par l’égyptien Mahmoud Abou El-Regal. Cette diversité dans la désignation d’assistants à un arbitre faisant partie de l’élite africaine intrigue. Cela suscite des interrogations et ne laisse aucun doute quant à l’existence d’une manipulation coupable.


Mais est-ce qu’individuellement M. Bakary Gassama était coupable lors de cette explication Algérie- Cameroun. Pour en savoir plus, Le Soir d’Algérie a demandé l’avis d’un ancien arbitre international, en l’occurrence M. Mohamed Zekrini. Ce dernier à qui la question «Gassama est coupable ou bouc émissaire ?», a répondu sans ambages. «Coupable, bien sûr. Au moins sur le premier but du Cameroun où l’on voit clairement que Mandi, poussé par un attaquant (Towamba, ndlr), a bousculé dans une chute en arrière le gardien M’Bolhi qui n’a pu contrôler le cuir. Le coup franc s’imposait, par conséquent, et le but aurait dû être refusé», dit Zekrini.


Puis, de noter une autre «infraction» commise par le referee gambien qui a fermé l’œil sur une faute d’un défenseur camerounais sur Belaïli à l’intérieur de la surface de réparation qui aurait dicté à Gassama de désigner le point de penalty. «Il (Belaïli, ndlr) a été bousculé par le haut, le défenseur l’a poussé et a provoqué sa chute. La décision de Gassama aurait été confirmée par la VAR si jamais l’arbitre central l’a sollicité mais il ne l’a pas fait», note l’arbitre algérien qui, à la question de savoir si Gassama a agi seul, a accusé la partie marocaine «où il transite à chacun de ses déplacements» d’avoir fomenté le coup. Bouc émissaire, Gassama l’est aussi. Certains joueurs algériens ont cherché à le tromper par des chutes de pure simulation.

Mais ce n’est pas tellement l’attitude de Belaïli, Slimani et autre Mahrez qui a fait que l’arbitre gambien n’ait pas officié différemment. Et pour cause ! Selon des informations fournies par des personnes qui étaient allées demander aux deux arbitres allemands chargés de la cabine de la VAR, la réalisation de la télévision algérienne n’offrait pas tous les angles sur les actions litigieuses susmentionnées. «Nous avons travaillé avec la matière qu’on nous a fournie», aurait dit l’un des arbitres de la VAR.

Pourtant, l’EPTV a mis en place un dispositif fort de treize caméras, certaines mobiles comme l’exige le cahier de charges lié à l’arbitrage par assistance vidéo. Une mauvaise réalisation qui coûte une élimination aux Verts est-elle possible ?

La question est pendante, même s’il faut rappeler que les personnels techniques de la télévision publique n’ont pas travaillé cette technologie depuis novembre 2018 lorsque une boîte belge spécialisée était venue en Algérie sur invitation (payante) de la FAF dans le but de lancer la VAR dans les compétitions nationales. Une formation qui n’a plus jamais été reconduite, la FAF comme la télévision publique ayant estimé l’intronisation d’une telle technologique onéreuse et probablement sans plus-values au football national. Pourtant, l’EN comme nos clubs engagés en compétitions internationales subissent les contrecoups encore plus coupables de l’œil fermé de M. Gassama.

M. B. / MOHAMED BOUCHAMA / lesoirdalgerie

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