Apiculture : Un projet de 90 000 ha dans le Sud

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Par T. Bouhamidi / jeune-independant

Le président du Conseil national interprofessionnel de l’apiculture, Mohamed Maliki, a révélé que la production de miel a diminué de 50% au cours des trois dernières années, et ce en raison de la sécheresse dans les wilayas du pays. Il a aussi parlé d’un nombre impressionnant d’abeilles ayant trouvé la mort durant cette période de sécheresse, ce qui a affecté le processus de production.

Lors d’un forum organisé par l’Association des journalistes et correspondants de la wilaya de Blida, Mohamed Maliki a salué la décision prise il y a quelques jours par le ministre de l’Agriculture ayant trait à la cessation de l’importation du miel. Il a déclaré que le miel importé est de mauvaise qualité par rapport au miel local. La même source a évoqué la perte par l’Algérie de deux types de miel : le miel d’agrumes et celui du chou frisé. De sorte que le premier a été perdu à cause des pesticides utilisés dans les champs d’agrumes et le second à cause de la maladie ayant touché les arbres des eucalyptus à cause de la sécheresse. Il a aussi indiqué que la consommation du miel a augmenté de manière significative avec l’émergence du coronavirus.

D’autre part, le président du Conseil national interprofessionnel de l’apiculture a déclaré qu’un important projet est à l’étude. Celui-ci est relatif à la création de trois grandes oasis pour l’apiculture dans l’extrême Sud, englobant les régions est, ouest et centrale du Sud. Le projet en question couvrira une superficie de 90 000 hectares et comprend 1 500 apiculteurs. Il permettra de doubler le nombre d’apiculteurs, estimé actuellement à 60 000, sachant que ce projet sera présenté par le Conseil national interprofessionnel de l’apiculture au ministère de l’Agriculture, au chef du gouvernement et à la présidence de la République, et ce après avoir achevé son étude au cours des prochains mois.

Il a ajouté que le projet permettra d’atteindre une autosuffisance en miel et de s’orientera vers l’exportation. M. Maliki a indiqué que, dans chaque oasis, seront plantés des plantes de nectar et de pollen afin que les abeilles ne se déplacent pas d’un endroit à un autre. Il a également parlé de l’irrigation, assurant que plusieurs puits seront creusés. En effet, cela ne demandera pas un budget colossal, a-t-il ajouté.

M. Maliki a, par ailleurs, évoqué la réussite totale d’un prototype de projet concernant l’élevage d’abeilles au niveau des oasis d’El-Ménéa. Le Conseil national interprofessionnel de l’apiculture cherche à généraliser ce modèle au niveau de trois grandes oasis de l’extrême Sud. La réalisation de ce projet se fait en coordination avec les universités et les instituts spécialisés. Il sera donc réalisé de manière scientifique, en concertation avec trois secteurs ministériels, à savoir l’agriculture, l’industrie et le commerce.

Par T. Bouhamidi / jeune-independant

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