APRÈS LE FIASCO DE LA PARTICIPATION ALGÉRIENNE AUX JO DE TOKYO

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LES EXPLICATIONS PEU CONVAINCANTES DU COA ET DU MJS

Sofiane MEHENNI / liberte-algerie

Le Comité olympique algérien représenté  par  la  chef  de délégation aux JO de Tokyo, à savoir Hassiba Boulmerka et le secrétaire général Khireddine Barbari, ainsi que le ministère  de  la  Jeunesse et des Sports (MJS), représenté par Mohamed Djiraoui, se sont montrés très évasifs et pas du tout convaincants face aux médias, hier au siège du COA, quant à la participation “ratée” de l’Algérie à Tokyo ainsi qu’aux affaires ayant émaillé le séjour de la délégation algérienne. 

Pourtant, tout le monde attendait avec impatience les réponses du COA et du MJS par rapport à cet échec. Il  n’en fut rien, bien  que  les  trois représentants soient habilités par leur statut actuel à parler, mais aussi à commenter les résultats de nos athlètes aux Jeux olympiques. Ancienne championne olympique du demi- fond, Boulmerka (chef de délégation), membre du comité exécutif du COA, a botté en touche quant aux résultats de nos athlètes qui sont sortis bredouilles de cette participation. 

“Je pense que ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est pas le moment de régler des comptes. Ce fut une conjoncture spéciale avec la Covid-19, ce n’était pas du tout évident de faire une bonne participation. Déjà que les disciplines potentiellement médaillables en Algérie depuis des décennies étaient résumées à trois seulement : l’athlétisme, la boxe et un degré moindre le judo. Avec le retrait de Makhloufi qui a préféré ne pas prendre part aux Jeux olympiques, surtout que son objectif en tant que champion olympique est une médaille à Tokyo, nous a mis dans une situation délicate quant à une consécration à Tokyo”, a expliqué Boulmerka, qui enchaîne par la décision du champion olympique aux JO 2012 à Londres dans les 1500 m de faire l’impasse sur les JO de Tokyo.

“Makhloufi traînait une blessure qui l’a contraint à ne pas prendre part aux JO, surtout qu’il visait une médaille olympique. C’est pour cette raison qu’il a préféré ne pas aller à Tokyo”, révèle Boulmerka, qui est bien placée pour évoquer ce sujet surtout qu’elle et Makhloufi ont la même spécialité, à savoir le 1500 m.

6,5 milliards de centimes comme frais de séjour 
Barbari, l’actuel président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC) et secrétaire général du COA, a eu la part du lion dans cette conférence de presse. Barbari a tenu à donner quelques chiffres qui concernent les frais de la participation de la délégation algérienne aux JO de Tokyo.

Pour le membre du COA, “contrairement à ce qui a été relayé par quelques médias, les frais de la participation algérienne entre prise en charge, billetterie, hôtellerie… se montent à plus de 6,5 milliards de centimes”. “Le nombre de personnes qui composaient la délégation algérienne était de 74 et non pas 200 personnes aussi. J’étais étonné de lire dans la presse des chiffres erronés.

On a pris part avec 44 athlètes mais finalement 39 ont pu participer à ces JO, car Makhloufi n’a pas participé alors que trois athlètes étaient contrôlés positifs à la Covid, ce qui les a obligés à faire l’impasse sur ces jeux”, précise le secrétaire général du COA.

En outre, à propos de l’affaire du judoka algérien Fethi Nourine qui s’est retiré de la compétition en préférant ne pas affronter un athlète israélien, Barbari a expliqué : “On a été contacté par le comité d’organisation et par le CIO afin de justifier l’attitude de Nourine. On était dans l’obligation de répondre que le COA est soumis, à l’instar des autres CNO, à la charte olympique.

Le COA n’a jamais abandonné Nourine. On était à ses côtés jusqu’à son retour en Algérie. Je ne peux pas en dire plus sur cette affaire.” De son côté, Boulmerka a nié le fait qu’elle a ordonné à Nourine de faire son combat face à cet athlète. “C’est faux. C’est des accusations infondées”, a-t-elle réagi.

Enfin, le représentant du MJS, Mohamed Djiraoui, a tenu à donner les chiffres des enveloppes allouées aux fédérations depuis 2018 pour la préparation des différents athlètes aux JO, mais aussi aux jeux méditerranéens qui se dérouleront l’année prochaine à Oran.

Pour Djiraoui, nos athlètes ont bénéficié de gros moyens. “Du dernier trimestre de l’année 2018 jusqu’à cette année, le MJS a alloué une enveloppe de presque 392 milliards de centimes pour les différentes fédérations en vue de la préparation des athlètes aux JO de Tokyo et aux JM d’Oran. De 2020 à 2021, le MJS a alloué 80 milliards de centimes. Une autre enveloppe prévue pour le début de l’année prochaine sera attribuée”, a-t-il expliqué. 

Sofiane MEHENNI / liberte-algerie

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