Arnaud Montebourg, président de l’Association France-Algérie : «Bâtir un avenir commun suppose de se parler ouvertement»

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Le président de l’Association France-Algérie, Arnaud Montebourg, estime que la meilleure manière de condamner la colonisation est de regarder l’avenir en bâtissant des projets communs au bénéfice des deux peuples.

Dans une déclaration transmise à notre rédaction à quelques jours seulement de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’ancien ministre français considère que «les malheurs et les horreurs de la guerre d’Algérie nous confiaient un devoir, celui de la réconciliation et de la coopération entre deux peuples libres». Insistant sur les liens forts entre les deux peuples, M. Montebourg, dont la mère est d’origine algérienne, affirme que «c’est en nous projetant vers l’avenir, en bâtissant des projets communs que nous condamnerons le mieux l’erreur historique de la colonisation».

«Bâtir un avenir commun suppose de se parler ouvertement», ajoute-t-il, tout en précisant que les fondateurs de l’Association France Algérie et les innombrables amoureux de l’Algérie en France «ont toujours soutenu la liberté du peuple algérien».

«Quand des voix nostalgiques de la colonisation s’élèvent en France, ils les combattent», souligne M. Montebourg, qui estime que son association n’avait pas de leçon à donner et n’avait jamais pratiqué l’ingérence. «Héritiers des Français qui avaient lutté pour l’indépendance de l’Algérie, nous nous interdisons l’indifférence : soulever des questions – qui peuvent se poser dans tous les pays du monde se réclamant de la Déclaration universelle des droits de l’homme – relève de la simple et naturelle solidarité», affirme-t-il tout en assurant que «contrairement à ce qu’un ministre avait affirmé devant le Sénat algérien sans être démenti, la France n’est pas l’ennemi traditionnel et éternel de l’Algérie !»

M. Montebourg appelle les deux pays à unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs «dans la tourmente économique de la mondialisation». Car, souligne-t-il, «ni la France ni l’Algérie ne veulent être emportées par des courants qu’elles ne maîtrisent pas, par une globalisation sans règle qui les mine, par des défis climatiques qu’elles veulent relever». 

« Les ressources énergétiques de l’Algérie sont décisives ; de l’autre rive, la France peut soutenir l’investissement industriel, technologique, numérique, agricole que les Algériens veulent développer (…)», poursuit-il dans la même déclaration. 

Mokrane Aït Ouarabi / Elwatan-dz

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