Constantine/Journée de la m’laya: ode à l’étoffe, symbole de grâce et d’authenticité

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CONSTANTINE- La première édition de « La journée de la m’laya constantinoise » s’est ouverte, samedi soir, au musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles palais Ahmed-Bey de Constantine avec une ode à la belle étoffe, déclamée par la poétesse, Radia Gouga.

De son recueil « Dhikrayate Lala Z’haira » (Souvenirs de Lala Z’haira), la poétesse, également artiste plasticienne, a récité « Hikayate El M’laya », un poème populaire du dialecte constantinois à travers lequel elle a relaté l’histoire de cet habit, symbole de grâce et d’authenticité, la manière de le porter ainsi que ses accessoires.

Maniant le verbe avec art et manière, la poétesse a « dépeint » laâjar, cette voilette blanche ou écrue délicatement brodée, ou encore « la chebrela », une sorte de ballerine autrefois l’ultime accessoire des élégantes femmes constantinoises à la m’laya.

Dans son histoire sur la m’laya, Radia Gouga, cristallisant un langage poétique des plus captivants, a rappelé la m’laya, citée dans l’histoire de Nedjma et le poète Djaballah dont l’histoire d’amour a été immortalisé à travers la célébrissime « El Boughi », la qacida qui inspira plusieurs chanteurs de malouf.

Le poème a donné lieu à un riche débat axé sur les origines de la m’laya, et la différence entre les m’layas de Constantine, Souk Ahras, Guelma et Annaba, animé par les présents entre universitaires et étudiants.

Lancée sous le slogan « Constantine, la m’laya patrimoine et récit », la première édition de « La journée de la m’laya constantinoise » a été également marquée par l’organisation d’une séance sur l’art de porter cette étoffe, patrimoine immatériel, incarnant l’identité et la séduction et qui se fait aujourd’hui très rare dans les rues de Constantine.

Aussi, une exposition de tableaux et de photos présentant la m’laya sous divers angles, signés par plusieurs artistes orne les galeries du palais Ahmed Bey.

Inscrite dans le cadre du mois du patrimoine (18 avril-18 mai), la première édition de la m’laya qui devra s’étaler jusqu’à mardi prochaine enchaine avec l’ouverture d’une exposition d’habits et de bijoux traditionnels de « Dar Azzi », une des plus anciennes et des plus réputées maisons de confection de gandouras brodée de fil d’or, medjboud et fetla.

Un défilé de jeunes filles en m’laya depuis le musée Ahmed Bey vers la fontaine de Sidi Djeliss, dans la vieille ville est également prévu ainsi que la projection d’un documentaire, réalisé par le musée Ahmed-Bey retraçant l’histoire de la m’laya.

L’événement sera clôturé par la remise de prix aux vainqueurs du concours de la meilleure m’laya cousue et la meilleure photo, initié par le musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles palais Ahmed-Bey pour encourager artisans, couturiers et photographes à s’intéresser à cette étoffe et à participer à la préservation de ce patrimoine immatériel.

APS

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