Coopération dans le secteur du renouvelable : Hydrogène vert, des axes algéro-allemands pour l’énergie propre

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C’est un véritable plaidoyer en faveur du renforcement de la coopération économique avec l’Algérie auquel s’est livré, hier, l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, lors d’une conférence sur le «nouveau modèle de croissance économique», organisée par la chambre algéro-allemande de commerce et d’Industrie (AHK).

Par Hakim Ould Mohamed
D’emblée, l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Elisabeth Wolbers, a indiqué que «le secteur économique est le pilier solide de cette relation, traditionnellement bonne et fructueuse». Selon la diplomate allemande, les deux gouvernements, algérien et allemand, ont identifié quatre axes pour le renforcement de leur coopération, à savoir «la promotion de la croissance durable et l’emploi à travers l’élargissement de la coopération à plusieurs secteurs hors hydrocarbures, dont les startups, la santé et l’industrie pharmaceutique, le climat, l’énergie, les énergies renouvelables et l’hydrogène vert en particulier». «Dans mes échanges avec les autorités et les opérateurs, j’ai constaté l’intérêt de coopérer avec l’Allemagne», soutient l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, convaincue que l’option des énergies vertes et l’hydrogène vert constituent un axe d’une coopération prometteuse dans le domaine de l’énergie, non sans vanter les mérites de l’Algérie, en tant que fournisseur fiable en hydrocarbures, dans l’approvisionnement de l’Europe. «Il est important que la question énergétique soit abordée au plus haut niveau par les responsables des deux pays», a-t-elle indiqué, soulignant, dans la foulée, que «l’Algérie était et restera un fournisseur fiable». Les quatre axes de coopération identifiés par les deux gouvernements devraient, selon elle, renforcer davantage le partenariat économique entre les deux pays.

«L’Allemagne est prête à accompagner l’Algérie sur le chemin des réformes», dont celle figurant sur le plan d’action du gouvernement, se rapportant, entre autres, à la réforme bancaire et du secteur financier, a affirmé Elisabeth Wolbers.

De son côté, Mohamed Chami, consultant en économie et ex-directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), qui a animé la conférence sur le «nouveau modèle de croissance économique», a dit entrevoir une volonté d’en finir avec l’ensemble des lois entravant l’investissement afin d’accélérer le passage vers un nouveau modèle de croissance bâti sur l’entreprise. «Le nouveau modèle de croissance se base sur la nécessité de donner de la visibilité aux investisseurs, remet en cause l’instabilité juridique et prend en charge les contraintes bureaucratiques», estime Mohamed Chami.


«Les actions entreprises, aujourd’hui, sont celles de remettre l’entreprise au cœur des politiques de croissance», souligne le conférencier. Il n’a pas manqué, à son tour, de plaider en faveur d’une transition vers un nouveau modèle énergétique, estimant que le choix porté sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, dont l’Allemagne est un des leaders mondiaux en technologie et expertise, est plutôt judicieux. «L’Algérie a un important potentiel en hydrogène vert pour répondre non seulement aux besoins de l’Algérie et de l’Allemagne mais aussi à ceux de toute l’Europe», estime le conférencier qui, selon lui, «l’énergie continuera à soutenir la croissance, mais pas seulement pour vendre des hydrocarbures, mais pour produire autre chose». <

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