Crise en Ukraine: Les prix des céréales flambent, l’Algérie affectée

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Par S. Ould Brahim / jeune-independant

La situation géopolitique semait un vent de panique sur les marchés mondiaux des céréales, ce jeudi 24 février, après le début des opérations militaires russes en Ukraine, une situation qui aura un impact négatif sur les importations  de l’Algérie contrainte désormais à acheter plus chères ces denrées alimentaires vitales.

Les prix des céréales ont atteint des niveaux record en séance sur le marché européen, avec un pic totalement inédit pour le blé à 344 euros la tonne sur Euronext, ce qui alourdira la factures des importations même si le pétrole de son côté a dépassé les 104 dollars ce jeudi 24 février.

Les cours du blé et du maïs, dont l’Ukraine est le quatrième exportateur mondial, se sont envolés dès l’ouverture, quelques heures après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

Le précédent record pour le blé remonte au 24 novembre 2021, qui avait atteint 313,5 euros la tonne en séance sur l’échéance de décembre (et au 23 novembre pour le cours à la clôture à 311,5 euros)
l’Ukraine est le cinquième exportateur mondial de blé, le quatrième de maïs.

Première puissance agricole de l’Union européenne, la France dispose de stocks de céréales. Les réserves françaises et américaines pourraient, de fait, pallier en partie la baisse des exportations ukrainiennes, selon les analystes. L’Elysée estimait jeudi que la crise aurait «davantage un impact sur les cours mondiaux que notre propre approvisionnement».

Les conséquences de l’attaque lancée dans la nuit par la Russie sont encore difficiles à prévoir pour les marchés agricoles. «C’est totalement inédit, souligne Sébastien Poncelet, du cabinet de conseil Agritel. Quand on voit qu’il y a des explosions à Odessa, qui est le premier port ukrainien, on présume qu’il n’y aura pas beaucoup de grains à charger aujourd’hui».

L’Ukraine représente 20 % des importations de maïs en Italie, et 5 % des importations de blé, la confédération agricole italienne Coldiretti s’est alarmée dès jeudi de cette flambée des cours. «La guerre aggrave les problèmes du secteur agricole national déjà éprouvé par les effets de la volatilité des cours alors que l’Italie est un pays fortement déficitaire dans certaines filières», a observé son président, Ettore Prandini dans des déclarations à la presse.

En raison des rendements faibles des champs de blé, l’Algérie est contrainte à l’importation pour répondre aux besoins de sa population. En moyenne, l’Algérie importe entre 5 et 7 millions de tonnes de blé (tendre et dur) par an de France, Russie, Allemagne, Ukraine, Pologne et Argentine. Pour 2022, elle projette d’importer quelque 7,5 millions de tonnes.

Par S. Ould Brahim / jeune-independant

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