Crise mondiale du Blé: L’Algérie a constitué des stocks de sécurité

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Par Lilia Aït Akli / jeune-independant

L’envolée des prix mondiaux du blé et les craintes sur les approvisionnements en raison du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, qui représentent 30% des exportations mondiales de blé, sont des questions sensibles posées par plusieurs pays. Cette situation menace en effet les pays fortement dépendants du blé ukrainien notamment.


La question concerne certes aussi l’Algérie, qui est un grand importateur de blé tendre mais ne compte pas sur les approvisionnements  ukrainiens. Néanmoins, le risque de pénurie de blé plane-t-il sur l’Algérie ? Le ministre de l’Agriculture rassure: l’Algérie a anticipé ses achats et a constitué des stocks de sécurité.

Pour l’Algérie, où les craintes et la spéculation sur une éventuelle pénurie du blé ont déjà fait leur effet avec la tension enregistrée sur ces produits de base, à l’instar de la semoule, la question de la pénurie des céréales n’est, pour l’instant, pas posée. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, qui s’est exprimé hier sur les ondes de la radio Chaîne 3, a affirmé que l’Algérie a pris ses dispositions et a anticipé ses achats pour constituer des stocks de sécurité.

«Nous avons procédé à des achats aux mois de décembre et janvier passés. Nous avons sécurisé le stock de céréales», a-t-il indiqué. «Nous avons des stocks jusqu’à la fin de l’année 2022 pour le blé dur et jusqu’à la fin août 2022 pour le blé tendre», a-t-il assuré, affirmant que les stocks de sécurité sont systématiquement reconstitués. L’Algérie compte sur ses fournisseurs traditionnels, lesquels ont confirmé que les approvisionnements seront respectés, et ce en dépit de la situation qui prévaut dans l’est de l’Europe.

«Nous avons nos réseaux à travers l’OAIC et nous avons nos fournisseurs qui nous ont confirmé le respect des approvisionnements», a révélé le ministre, qui a signalé l’obligation de continuer l’importation du blé tendre compte tenu de nos habitudes alimentaires qui consistent en une grande consommation de pain blanc. Il a cependant signalé que l’objectif n’est pas seulement d’importer mais il faut aussi produire.

C’est dans ce sens que le premier responsable du département de l’Agriculture a fait part des objectifs tracés par le ministère. «Le département de l’Agriculture œuvre à développer la culture du blé tendre pour couvrir en partie nos besoins», a indiqué l’intervenant, qui a affirmé que «nos agriculteurs en maîtrisent l’itinéraire technique».

Ainsi, si la question de pénurie de blé ne semble pas encore posée en Algérie, qui a anticipé mais qui a déjà adopté des mesures préventives en interdisant, notamment, l’exportation des produits de base (pâtes, semoule) pour préserver les stocks en matières premières, les conséquences sont déjà visibles dans plusieurs pays fortement dépendants du blé ukrainien. Outre les incertitudes sur les approvisionnements, certains pays sont touchés de plein fouet par ces prix insoutenables du blé sur les marchés mondiaux.

Le ministre de l’Agriculture a, par ailleurs, rassuré les citoyens sur la disponibilité des produits agricoles et des viandes, blanches et rouges, à des prix acceptables, durant le mois de ramadhan. Il a affirmé que des dispositions ont été prises pour assurer leur distribution à travers les marchés de proximité. Il a aussi indiqué qu’en plus de ces points de vente (160 points de vente de viandes et de volaille et 500 points de vente de produits laitiers et dérivés), 1 200 marchés El-Rahma, seront organisés durant le mois de ramadhan, et ce dans le but de sauvegarder le pouvoir d’achat du citoyen.

L’invité de la rédaction de la Chaîne 3 n’a pas manqué de souligner la priorité donnée aux cultures stratégiques, principalement la céréaliculture. La production de lait, celle des viandes rouges et blanches ainsi que de l’aliment de bétail figurent également parmi les priorités du secteur.

Par Lilia Aït Akli / jeune-independant

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