Exploitation du méga-gisement de gaz découvert à Hassi R’mel 10 millions de m3/j dès novembre

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L’évaluation préliminaire de ce potentiel a montré un volume qui peut atteindre 340 milliards de m3 de gaz à condensat, selon Sonatrach.

Sonatrach ne fait pas que brandir ses trophées. Elle actionne la machine pour qu’ils livrent leurs fruits. Celui que recèle comme richesses le sous-sol algérien qui lui permet d’assoir son statut attesté de fournisseur fiable de gaz de premier plan. Une place sur l’échiquier mondial de l’énergie qui se retrouve renforcée avec la découverte récente d’un méga-gisement de gaz à Hassi R’mel dont l’exploitation a été annoncée pour le mois de novembre 2022.


L’exploitation du gisement Lias Carbonaté «LD2», récemment découvert à Hassi R’mel, débutera en novembre prochain, avec une capacité de production de 10 millions de mètres cubes par jour, a déclaré le 7 août, sur les ondes de la Chaîne I, le chef de projet de la Compagnie nationale des hydrocarbures, Loucif Youcef. «Un programme de travaux de développement est en cours d’exécution pour confirmer les volumes estimés et réaliser des productions en fast-track (voie rapide, Ndlr) de l’ordre de 10 millions de m3 par jour à partir du mois de novembre 2022», avait indiqué Sonatrach, le 27 juin dernier. Jour de l’annonce de cette découverte de premier ordre. L’entreprise pétro-gazière avait révélé avoir mis en évidence un potentiel important en hydrocarbures dans le réservoir Lias Carbonaté -LD2- au niveau du périmètre d’exploitation de Hassi R’mel sur sa page Facebook. Son potentiel a montré un volume qui peut atteindre 340 milliards de m3 de gaz à condensat.


L’évaluation préliminaire de ce potentiel a montré un volume qui varie entre 100 et 340 milliards de m3 de gaz à condensat, selon une estimation, qui reste à affiner. «Ces volumes constituent l’une des plus grandes réévaluations des réserves des 20 dernières années», avait souligné la Compagnie nationale des hydrocarbures. La lune de miel entre l’Algérie et son secteur des hydrocarbures se poursuit. La lune de miel entre l’Algérie et ses ressources. Et c’est tant mieux.


Les revenus qu’ils génèrent avec le niveau actuel de leurs prix sont une bénédiction pour la trésorerie du pays. En attendant que l’objectif de la diversification de l’économie se concrétise il va falloir encore s’adosser et compter sur le secteur pétro-gazier: colonne vertébrale de l’économie nationale.


Cette découverte va consolider, par ailleurs, incontestablement le rang qu’occupe la Compagnie nationale des hydrocarbures dans le domaine de l’exploration. Il faut rappeler; en effet; que Sonatrach a réalisé trois nouvelles découvertes de gisements pétroliers depuis le début de l’année 2022. L’une d’elles est significativement importante. Elle se situe dans la région de Touggourt.

Un gisement estimé à un milliard de barils! La première découverte a eu lieu dans le bassin de Berkine à «Zemlet El Arbi», avec des estimations initiales d’environ 140 millions de barils, alors que la troisième découverte a eu pour théâtre la région d’El Ouabed dans la wilaya d’El Bayadh à travers le puits «Ouled Sidi Chikh 1», produisant quelque 925 barils de pétrole par jour et 6456 mètres cubes de gaz/jour. Ce qui fait d’elle un acteur incontournable dans la crise énergétique qui oppose les pays européens à la Russie, leur principal fournisseur de gaz qui a décidé de leur fermer ses vannes. Bruxelles frappe aux portes d’Alger alors que les Américains sont en pôle position. C’est dans la foulée de cette conjoncture qui a conduit à une redistribution des cartes que le chef de l’Etat a annoncé l’important accord pétro-gazier de 4 milliards de dollars, conclu entre Sonatrach et les groupes italien ENI, américain Occidental et français Total.


Un signe de l’intérêt hautement politique que recèle cette association composée d’entreprises pétro-gazières de pointure mondiale. Des partenaires précieux pour l’Algérie qui a son mot à dire…

lexpressiondz / Mohamed TOUATI

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