Fattani : “Rebrab a menti aux Algériens”

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Par Mohamed Mecelti / jeune-independant

Le directeur du quotidien ” l’Expression” Ahmed Fattani, également fondateurs du quotidien “Liberté”, est sorti de son silence sur l’affaire du journal jusque là propriété de l’homme d’affaires Issad Rebrab. Fattani ne mâche pas ses mots et accuse Rebrab d’«escroquerie » et d’avoir « menti aux algériens » au sujet des véritables raisons de la dissolution de la Société algérienne d’édition et de culture (Saec), éditrice du quotidien “Liberté”, fermé le 14 avril dernier.

Lors d’une conférence de presse au siège du quotidien l’Expression à Alger ce lundi 18 avril, Ahmed Fattani accompagné de son avocat maître Nadjib Bitam, a assuré ne pas renoncer à ses droits pour reprendre le quotidien francophone, notamment après avoir gagné l’affaire en justice contre Rebrab le 8 mars dernier en première instance.

« Je n’ai jamais renoncé à mes droits. Je lutte pour l’honneur et les valeurs de la presse et non pas pour l’argent », a lancé  l’ancien directeur fondateur de Liberté, qui a rappelé avoir lancer ce journal en 1992 pour « combattre les islamistes et défendre la liberté de la presse».

Selon M. Fattani, certaines personnes dérangées par la « ligne éditoriale nationaliste » de Liberté, ont voulu l’écarter et utiliser le journal au profit de certains partis politiques et courant politico-culturel, et non pas pour défendre les intérêts du pays qui passait par une situation critique durant cette période là.

« Rabrab nous a trompé et nous a menti », a-t-il balancé, en revenant sur les circonstances entourant la création du quotidien et sa « dépossession » des actions qu’il possédait au sein de la SARL éditrice de Liberté d’une manière « immorale ». Selon lui, Rabrab n’a en outre payé qu’une petite partie du montant dont il devait s’acquitter à la base, avant de s’emparer de la majorité des actions « en exerçant une grande pression sur les deux autres actionnaires », à savoir Ali Ouafek et Hacene Mendjeli.

« Après avoir constaté le pouvoir et la force de frappe exceptionnelle que Liberté lui procure, y compris à l’étranger pour négocier ses marchés, Rebrab a décidé de m’écarter et de s’emparer du journal bien que je n’ai pas signé le procès-verbal de l’assemblée générale qui s’est déroulée en 1995 à Paris », a-t-il révélé.

De son côté, l’avocat maître Bitame a expliqué que sur le plan légal, son client est toujours propriétaire de l’agrément du quotidien “Liberté” et que la justice a tranché, en première instance, en sa faveur en annulant les décisions de l’assemblée générale tenue en 1995 à Paris pour non-respect de la procédure 90-07 du Code du Commerce

Il a en outre indiqué qu’avant de lancer  la procédure légale, il avait tenté de mener des négociations avec l’avocat de Issaad Rebrab, avant de se diriger vers la justice le 20 octobre 2020.

La justice n’a pas encore tranché définitivement sur cette affaire. Toutefois, Ahmed Fattani qui n’a pas cesser de réclamer ses droits sur Liberté, se dit optimiste et confiant quant à la  reprise de son “bien”.

Liberté à cesse de paraitre le 14 avril 2022 sur décision d’Issad Rebrab. Afin d’empêcher cette mort annoncée , les employés de “Liberté” s’étaient organisés en collectif pour tenter de trouver « des alternatives » avec l’homme d’affaires Issad Rebrad mais en vain.

En janvier, Cevital avait annoncé s’être déchargé des activités de Liberté au profit de « professionnels ». Or, dans les faits le journal ne fait pas partie du groupe, Rebrab étant le seul actionnaire de la société éditrice du quotidien. L’été dernier, des fuites faisaient état de la vente du journal à l’ancien directeur, Abrous Outoudert, mais la transaction n’a pas été concrétisée.

Par Mohamed Mecelti / jeune-independant

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