France: la Grande Mosquée de Paris appelle à voter Macron et organise un repas d’Iftar pour le soutenir

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– Une consigne diffusée également par la fédération « Musulmans de France » (ex-UOIF), qui appelle à soutenir le président sortant

France

AA/Nice/Feïza Ben Mohamed

La Grande Mosquée de Paris (GMP) organise, mardi 19 avril, un Iftar de « soutien à la réélection du président de la république Emmanuel Macron », pour qui elle appelle ouvertement à voter au second tour de l’élection présidentielle.

« Des forces malveillantes s’expriment aujourd’hui ouvertement et appellent au bannissement des musulmans. Comment réagir face à cette malveillance qui se banalise et s’installe dans les esprits ? Par le vote et dans la continuité de la République », plaidait déjà le recteur de la GMP, Chems-Eddine Hafiz dans un communiqué publié vendredi.

Affirmant que le « destin » des « citoyens musulmans (…) comme celui de toute la communauté nationale, se joue dans les urnes à l’occasion du deuxième tour de l’élection présidentielle », il exhorte à voter pour Emmanuel Macron.

Le recteur juge par ailleurs la « posture extrême (…) dangereuse non seulement pour les musulmans, mais surtout pour la République », et prédit qu’elle « conduira à un drame historique si l’on n’y prend pas garde ».

« Votons pour que l’esprit du juste milieu l’emporte sur les extrêmes. Gardons-nous de tout bavardage stérile. Tout est dit. Il faut agir, maintenant », conclut le communiqué.

Une consigne diffusée également par la fédération « Musulmans de France » (ex-UOIF), qui appelle à soutenir le président sortant.

« Nous appelons tous nos concitoyens et notamment ceux de confession musulmane à faire barrage à l’extrême droite au deuxième tour en votant pour Emmanuel Macron », écrit la fédération dans un texte diffusé mercredi.

À noter que la posture des deux organisations a été vivement critiquée notamment sur les réseaux sociaux où de nombreux musulmans se sont étonnés du fait qu’une consigne d’ordre politique soit donnée aux musulmans.

La loi contre le séparatisme interdit en effet les discours politiques dans les mosquées et restreint drastiquement la possibilité, pour les lieux de culte, comme pour leurs dirigeants, d’avoir des positions politiques.

À titre d’illustration, la Mosquée de Pessac, fait l’objet d’une procédure de fermeture initiée par la préfecture de la Gironde, après que son dirigeant a fait état de ses opinions politiques et critiqué les dispositions jugées islamophobes de cette loi contre le séparatisme.

Majdi Ismail / aa

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