Fruits et légumes : Inexplicable flambée des prix 

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Des fruits et légumes aux céréales, en passant par les huiles de table, les prix des produits alimentaires n’ont pas connu de baisse après le mois de ramadhan. Si la flambée des céréales et des huiles s’explique par une pénurie de matières premières liée à une très forte demande au niveau mondial, celle des fruits et légumes reste incompréhensible et inexplicable. 

Contrairement à l’accoutumée, les prix des fruits et légumes se sont envolés après le mois de ramadhan, enregistrant, en moyenne, une augmentation de plus de 30% sur les deux dernières semaines. C’est ce qu’a constaté le Jeune Indépendant lors d’une tournée dans plusieurs marchés à Alger.

Dans plusieurs régions de l’Algérois, les prix sont pratiquement identiques. Le prix de la carotte enregistre un record avec 160 DA le kilo. Le piment vert grimpe à 140 DA le kilo et le prix de la courgette oscille entre 100 et 120 DA le kilo. Le concombre est le seul légume qui s’affiche en dessous de 80 DA, devant la betterave qui est à 90 DA, l’oignon 100 DA, la laitue 120 à 140 DA, les navets 120 DA et la pomme de terre qui s’affiche entre 110 DA et 130 DA le kilo. 

Le prix de la tomate, ce fruit hors saison, a maintenu sa tendance haussière, oscillant entre 110 et 140 DA le kilo, et ce selon la qualité du produit. Les haricots verts sont proposés, quant à eux, entre 350 et 400 DA le kilo.

Les citoyens, dont le portefeuille a beaucoup souffert lors du mois sacré et de l’Aïd-el-Fitr et qui s’attendaient à un peu de répit avec la baisse habituelle de la mercuriale, ne savent plus quoi faire. Rencontré au marché de Douéra, Moundir, enseignant dans le cycle primaire, s’est dit étonné de la hausse des prix des fruits et légumes, laquelle s’est maintenue même après la fin du mois de ramadhan. 

«D’habitude, les prix se stabilisent vers la dernière semaine du ramadhan. Mais cette année, on constate qu’après une dizaine de jours de l’Aïd, les prix sont toujours aussi élevés, et ont même augmenté», a déploré Moundir, soulignant que les petites bourses «peinent à joindre les deux bouts».

De leur côté, les marchands de légumes expliquent que cette flambée est plutôt provoquée par les dernières précipitations ayant empêché les agriculteurs de récolter leurs cultures ainsi que par l’absence de main-d’œuvre à cause du long week-end suivi de l’Aïd-el-Fitr, durant lequel les travailleurs sont rentrés chez eux.                                                                      

Les autorités compétentes, qui ont essayé de réguler et de contrôler les marchés afin de freiner cette flambée, ont autorisé les agriculteurs à vendre leurs produits en gros ou au détail directement aux consommateurs. Elles affirment notamment que ces augmentations à répétition sont dues à la spéculation.   

Or, cette décision annoncée au mois de septembre 2021 n’a pas donné les résultats escomptés, à savoir soulager les citoyens, confrontés à la cherté des produits alimentaires.            

jeune-independant / Par Mohamed Mecelti 

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