Gaz livré à l’Espagne Sonatrach révise ses prix

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Cet accord est unanimement salué, car consolidant une relation qui dure depuis plus de 30 ans et ouvrant des perspectives jusqu’en 2031.

Après d’âpres négociations qui ont duré 10 mois, le groupe pétrolier algérien Sonatrach et le groupe énergétique espagnol sont parvenus à un accord, qualifié d’important, portant sur les contrats de vente et d’achat de gaz naturel. Les deux parties viennent, en effet, de parapher cet accord à Alger, consolidant ainsi la relation qui lie les deux partenaires à travers le gazoduc Medgaz, par un jeu d’actionnariat, dans lequel Sonatrach détient 51% et Naturgy 49%. Les termes de ce contrat portent essentiellement sur les prix du gaz livré à l’Espagne, a-t-il été expliqué à la faveur d’un point de presse animé conjointement par les deux P-DG, Toufik Hakkar du côté de Sonatrach et Francesco Reynés du côté de Naturgy.


Hakkar, qui a salué les valeureux efforts déployés par les équipes de négociateurs, a précisé que le gros du travail a porté sur la révision des prix, lesquels ont été finalement adaptés aux prix réels pratiqués sur le marché. «Après plusieurs rounds de négociations, rendus difficiles du fait du manque de visibilité en termes d’offre et de prix, nous sommes parvenus à la révision des contrats pour une durée de trois ans, comme stipulé dans les clauses originales de vente et d’achat de gaz naturel», a expliqué Hakkar, qui a évoqué une méthode qui a tenu compte des intérêts des deux sociétés. Cette convention est unanimement saluée, car consolidant une relation qui dure depuis plus de 30 ans et ouvrant des perspectives jusqu’en 2031.

Sonatrach ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, a laissé entendre Toufik Hakkar, qui a indiqué que d’autres discussions étaient en cours avec d’autres clients importants. «Notre objectif consiste à réviser les prix avec tous les clients», a-t-il précisé, citant 11 clients au total. «Nous avons conclu avec six partenaires et il en reste cinq», a-t-il fait savoir. «Nous avons des quantités de gaz à placer et notre mission première consiste à valoriser notre gaz. Seul l’intérêt de l’Algérie prime», a-t-il ajouté, signalant la forte demande de gaz naturel algérien, tout en affirmant: «Nous procéderons au cas par cas, en faisant primer les intérêts de l’Algérie.»

Concernant les négociation avec les cinq partenaires, portant sur la révision des prix du gaz naturel algérien exporté, Hakkar n’a pas avancé la date précise de leur conclusion, se contentant de déclarer qu’elles étaient toujours en cours et arrivées à un stade «très avancé». «Notre objectif est de parvenir à une révision des prix et leur adaptation aux prix réels en cours sur le marché gazier avec tous les clients de Sonatrach», a-t-il dit, faisant savoir que le groupe a informé, l’an dernier, tous ses clients de sa demande de révision des prix du gaz exporté. «Notre demande est claire. Il s’agit de revoir et d’adapter les prix contractuels aux prix réels en cours sur le marché gazier, afin de préserver nos intérêts sur ce marché.

Nous n’avons pas demandé de prix libre.» Renvoyant la balle aux pays européens, Hakkar a plafonné les prix, ne tenant pas compte de la réalité du marché et ne servant pas les intérêts du consommateur, a-t-il fait savoir. L’on rappelle qu’à travers les contrats qui la lient à Naturgy, Sonatrach a livré durant la dernière décade plus de 83 milliards de m3 à son client, sur le marché espagnol, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité des approvisionnements gaziers de ce marché.

Salim BENALIA / lexpressiondz

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