Gazoduc transsaharien Algérie-Niger-Nigeria: un grand pas en avant franchi  

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Un mémorandum d’entente a été signé, jeudi à Alger, entre les ministres de l’Energie de l’Algérie, du Nigeria et du Niger, pour la réalisation du méga projet de transport de gaz, Trans-Saharan Gas-Pipeline (TSGP).

La signature de ce document a eu lieu à l’issue des travaux de la 3e réunion ministérielle tripartie Algérie-Nigeria-Niger, qui s’est déroulée au Centre international des conférences (CIC), à Alger.

Une réunion durant laquelle, il a été procédé à «l’examen de l’ensemble des aspects du projet, notamment l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route arrêtée à Abuja (Nigeria), et ce, dans le cadre des travaux de la Task Force composée des experts des trois pays».

Ce projet qui relie les trois pays sur une distance de plus de 4000 km, dont 1037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2310 km sur le territoire algérien jusqu’à la côte méditerranéenne, revêt une importance capitale dans un contexte mondial marqué par une demande accrue sur le gaz et le pétrole. D’où la rapidité d’exécution après les deux réunions de Niamey en février et à Abudja en juin.

Lors de cette dernière réunion, le ministre de l’Energie et des mines, Mohamed Arkab, le ministre d’Etat nigérian des ressources pétrolières, Timipre Sylva et le ministre nigérien de l’Energie et des énergies renouvelables, Mahamane Sani Mahamadou, s’étaient convenus de poser les premiers jalons du projet à travers l’entame des études techniques, en prévision de sa concrétisation sur le terrain dans «les plus brefs délais».

Ce gazoduc dont le coût de réalisation est estimé à 10 milliards de dollars, se présente comme «une nouvelle source d’approvisionnement des marchés, dont la demande ne cesse de croitre, au vu de la place qu’occupera le gaz naturel dans le mix énergétique futur», avait déclaré Mohamed Arkab. Il viendra « renforcer davantage les capacités de production, d’expédition et de valorisation des trois pays », a ajouté le ministre.

A sa réalisation, le projet permettrait de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz depuis le Nigeria, jusqu’à l’Europe. Selon des experts, il est «plus sûr et économiquement viable», comparativement à d’autres projets similaires.

Pour rappel, c’est en janvier 2002 qu’un premier Mémorandum d’entente a été signé entre Sonatrach et la Nigerian national petroleum company (NNPC), portant sur la conduite d’une étude de faisabilité du TSGP.

inter-lignes / Aissa Moussi

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