Importation de véhicules  : Le feuilleton du cahier des charges 

0
1413

Après l’arrêt des usines de montage de véhicules en 2020, le gouvernement avait annoncé le retour à l’importation de véhicules neufs. 

jeune-independant

Bien que le cahier des charges était en vigueur pendant plusieurs mois, aucun concessionnaire automobile n’a obtenu d’agrément pour importer des véhicules et alimenter le marché national qui connait une pression provoquant une flambée des prix sur le marché des véhicules d’occasion.

Le 5 décembre dernier, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait ordonné une révision immédiate du cahier des conditions d’importation des véhicules. Il avait également appelé à accélérer l’annonce des concessionnaires automobiles agréés, soulignant l’obligation de fournir un réseau de services après-vente, en région et dans les grandes villes, comme condition d’acceptation de leurs dossiers.

Deux jours plus tard, le 7 décembre, le directeur des ressources humaines et des affaires juridiques du ministère de l’Industrie, Bachir Kechroud, avait indiqué sur le plateau de la chaîne de télévision Echourouk que le nouveau cahier des charges sera prêt avant la fin du mois de mars 2022.
M. Kechroud avait été recadré par le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, qui avait annoncé à la télévision nationale que le cahier des charges sera prêt avant fin janvier 2022, et que les « agréments seront remis rapidement aux concessionnaires concernés ».

Le dossier de l’importation de véhicules neufs a pris la forme d’un feuilleton sans fin.
En effet, le cahier des charges régissant cette activité promis pour fin janvier 2022, n’est pas encore publié. Près de deux mois se sont écoulés après toutes ces annonces, on est à la du mois de janvier, et aucune trace du cahier des charges qui devait subir une révision « immédiate ».

La semaine dernière, le Groupement des concessionnaires automobile d’Algérie (GCAA) a adressé une nouvelle lettre au président de la République, pour réclamer la délivrance de licences d’importation et pour en finir avec les blocages au sein du comité de recours au niveau du ministère de l’industrie.

Le groupement de concessionnaires a relevé que « 48 jours se sont écoulés depuis l’instruction du président destinée à libérer les licences d’importation pour les véhicules neufs, le dossier stagne toujours ». Il a également souligné que le cahier des charges n’a pas été modifié comme précédemment ordonné par le président, notant des pertes totales qui dépassaient 1000 milliards de centimes pour les concessionnaires.

Le groupement, composé de 70 opérateurs, a exprimé son « refus d’attendre plus longtemps, en raison des pertes financières importantes qu’ils ont subies au cours des deux dernières années »

Selon le groupement, le retard de la délivrance des licences d’importation a provoqué « une augmentation des prix des voitures qui ont dépassé toutes les limites ». Il a précisé que « les augmentations par rapport à 2016 se sont élevées à plus de 200%, et ont également provoqué une grave pénurie de pièces de rechange ».

jeune-independant

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here