“J’ai dû quitter la France” : Faudel regrette toujours son soutien à Nicolas Sarkozy

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Chloé Whitman / gala

À l’époque où Faudel est numéro un des ventes, il accepte de soutenir publiquement le candidat de droite à la présidentielle : Nicolas Sarkozy. Les conséquences pour lui vont être terribles à tel quel point que le petit prince du raï a « dû quitter la France ». Il confie ses regrets dans ‘Complément d’enquête’, ce jeudi 3 février sur France 2.

Si le soutien de Johnny Hallyday à Nicolas Sarkozy en 2007 ne lui a jamais causé le moindre ennui, Faudel, lui, l’a payé cash. Ce jeudi 3 février, Complément d’enquête s’est intéressé de près aux politiques et aux people. Un reportage qui a permis de retrouver Faudel, ex-petit prince du raï qui a sombré en dépression après son engagement auprès de Nicolas Sarkozy. À 44 ans, le chanteur reconnaît avoir dû « quitter la France » et évoque ses nombreux regrets. Devant les caméras, encore sollicité par des fans dans la rue, il admet que ce sont ces petits mots sympathiques de son public qui l’ont « aidé dans (sa) reconstruction« .

En 2007, son tube Mon pays, alors numéro 1 des ventes, devient l’hymne de la campagne de Nicolas Sarkozy. Faudel devient publiquement son soutien, comme d’autres nombreuses personnalités. Mais sa carrière s’effondre à la suite de ce choix. « J’ai été très mal, j’ai eu des menaces, des lettres anonymes, j’ai tout perdu, a-t-il expliqué. J’ai mon fils qui s’est fait plusieurs fois agresser à cause de ça. » Pour « survivre » et « sortir la tête de l’eau« , comme il l’affirme, il a dû quitter la France. « J’avais qu’une seule solution c’était de quitter la France, je suis parti avec mon petit sac et je suis parti au Maroc« , a-t-il fait savoir.

« mon fils s’est fait plusieurs fois agresser à cause de ça »
Lors de cet exil et cette phase de grosse dépression, Faudel, qui n’en veut plus au politique, s’est senti très seul. S’il a accepté de le soutenir à l’époque, c’est qu’il a cru aux promesses du candidat de droite, notamment sur les quartiers. Mais à l’époque où il était ministre de l’Intérieur, l’époux de Carla Bruni s’illustrait déjà dans les banlieues avec des phrases chocs. L’interprète de Tellement je t’aime n’y a pas prêté attention et le regrette amèrement. « Moi, je trouve ça outrancier ce qu’il a dit, a-t-il déclaré. On m’a dit ‘pourquoi tu l’as soutenu?’ et je me suis dit ‘mais merde qu’est-ce que j’ai fait?’. Je comprends que ça puisse offenser qu’on m’ait vu avec cette personne. Aujourd’hui, je m’en excuse. Il ne fallait pas que je sois là parce que ce n’était pas ma place.«

Chloé Whitman / gala

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