JijelLes fêtes de mariage et les cortèges fous défient la loi

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B. M. C. / lesoirdalgerie

Malgré les restrictions imposées par les pouvoirs publics dont entre autres l’interdiction des rassemblements, la tenue des obsèques et des fêtes de mariage, dans le cadre du respect du protocole sanitaire, en vue de combattre la chaîne de la contamination au Covid-19, force est de constater que les cortèges fous ont refait surface ces derniers jours, notamment les week-ends.


Une simple virée dans les communes de Chekfa, Taher et de Kennar et Bordj Thar nous renseigne amplement sur ce phénomène qui met la vie d’autrui en danger sous le regard impassible des agents de l’ordre qui ne lèvent pas le petit doigt face à ces acte illégaux.
Des voitures haut de gamme conduites par des jeunes voyous qui s’adonnent à des manœuvres dangereuses en roulant à une vitesse vertigineuse dans les virages et endroits dangereux, et des enfants dont une bonne partie de leur corps hors dudit véhicule, sont le lot quotidien des nombreux quartiers de Chekfa et de Taher.


Des klaxons assourdissants fusent de ces véhicules qui constituent un véritable danger mobile. Point de mesures barrières, pas de port de bavette, ce qui constitue un terrain fertile pour la propagation de la Covid-19, nous a confié Omar paramédical exerçant à l’hôpital Saïd-Mejdoub de Taher déjà saturé et d’enchaîner «il faut que l’État frappe fort pour sanctionner ces récalcitrants dont certains d’entre eux sont sous l’effet de la drogue ».
À l’hôpital de Taher, on apprend que des familles entières ont été contaminées au Covid-19 lors des fêtes de mariage.


La même ambiance dans la grande commune de Taher et ses localités limitrophes où les mariages et les soirées folkloriques drainant les grandes foules sont de plus en plus fréquents de jour comme de nuit, en dépit de l’interdiction des services de la wilaya.
Bouhali Mohammed Cherif

ÉPIDÉMIE DANS LA WILAYA DE JIJEL
Relative stabilité à Taher

Le directeur de l’hôpital Saïd-Mejdoub de Taher a affirmé, hier dimanche, que son établissement compte pas moins de 120 malades Covid-19 dont 6 en réanimation.
Kheroub Omar a ajouté, dans une déclaration à la radio locale de Jijel, hier, que l’hôpital de Taher reçoit une moyenne de 100 à 120 malades au niveau du service Covid-19 par jour, soulignant que ses services ont enregistré une relative stabilité de l’état épidémiologique ces deux derniers jours.


Le même responsable a estimé que son établissement hospitalier souffre d’un déficit en personnel médical et paramédical, et en bouteilles d’oxygène face à la forte demande des malades. «On pense transformer le service de chirurgie générale en un service pour la Covid-19 en vue de prendre en charge les malades atteints par cette pandémie».
Le directeur de cet hôpital n’a pas manqué de demander aux citoyens de réduire leurs visites à leurs proches malades, en vue de contrecarrer l’éventuelle propagation, et aux citoyens qui ont des cas suspects de faire des consultations au niveau des polycliniques afin de désengorger l’hôpital, fortement sollicité par la population des nombreuses communes de cette partie de la wilaya.

B. M. C. / lesoirdalgerie

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