La BNA lance un crédit sans intérêts pour financer le Hadj

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La Banque nationale d’Algérie (BNA) a lancé, jeudi a Alger, un nouveau produit relevant de la finance islamique, permettant le financement du pèlerinage (Hadj) avec un crédit sans intérêts au profits des pèlerins, baptisé “Essabil”.

La cérémonie du lancement de ce nouveau produit, conforme aux préceptes de la Charia islamique et basé sur le principe du “Kard Hassen”, s’est déroulée au siège de la direction générale de la BNA, en présence de son directeur général, Mohamed Lamine Lebbou, le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Rachid Belaid, des représentants du Haut Conseil Islamique (HCI), de l’Autorité charaique de la fatwa pour l’industrie de la finance islamique, ainsi que de hauts cadres de la Banque.

“Il s’agit d’un crédit sans intérêts basé sur le principe du -Kard Hassen- pouvant couvrir jusqu’a 70% des frais du Hadj, notamment les frais d’hébergement, de restauration et de transport, dont le prix du billet d’avion avec un remboursement s’étalant sur 24 mois et un différé de remboursement de 3 mois”, a expliqué M. Lebbou lors de l’évènement.

Les personnes pouvant bénéficier de ce crédit sont les détenteurs du passeport Hadj, ainsi que leurs conjoints, leurs ascendants ou leurs descendants (au profit de leurs parents pèlerins), a-t-il précisé, ajoutant que ce nouveau produit sera disponible dans l’ensemble des 64 guichets de la finance islamique que compte sa Banque, ainsi que ses trois agences dédiées a ce mode de financement.

Le responsable a, en outre, souligné que “les conditions d’éligibilité a ce crédit sont consultables sur le portail Finance islamique, le site web et les pages officielles des réseaux sociaux de la Banque”.

Présent à l’évènement, le membre du Haut Conseil Islamique, Mohamed Boudjellal, a assuré que ce produit est “conforme aux préceptes de la Charia islamique”, estimant qu’il “vient répondre aux préoccupations des pèlerins algériens suite a la hausse des frais du Hadj”.

Une hausse due, ajoute-t-il, a “une augmentation des prix appliqués pour certains services au niveau des Lieux Saints et non pas à une augmentation appliquée par la partie algérienne”, précisant que “malgré cette hausse des frais, les prix demeurent moins chers que ceux appliqués dans d’autres pays”.

Un avis partagé par M. Said Bouizri, également membre du HCI, qui a mis en avant “les efforts déployés par les autorités algériennes afin de maintenir, pour cette année, les prix de 2019 pour certaines prestations a l’instar de l’hébergement et de la restauration”, estimant que les frais du Hadj en Algérie pourraient être les “plus bas” et sont considérés comme “prix de référence” par d’autres pays.

Echoroukonline

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