La FAO lance un projet de réhabilitation des forêts de chêne-liège en Algérie

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L’Organisation des Nations Unies (FAO) lance un projet qui vise a réhabiliter les paysages de production de forêts de chêne-liège en Algérie.

S’étalant sur une durée de cinq ans, le projet “Réhabilitation et développement durable intégré des paysages de production de forêts de chêne-liège (FCL) en Algérie” est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) a hauteur de 3.4 millions de dollars.

Trois sites pilotes ont été désignés pour le lancement dudit projet dans un premier temps, en l’occurrence ceux de Taourirt-Ighil (Béjaïa), Beni Ider (Jijel) et Hafir a Tlemcen pour s’étendre a 22 autres wilayas du pays.

Il convient de noter que l’atelier du lancement du projet a eu lieu ce mardi 31 mai 2022 a l’hôtel Mercure a Alger en présence entre autres des représentants de la FAO en Algérie et ceux de différents ministères et département, dont ceux des Affaires étrangères, de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Enseignement supérieur, du Tourisme, Direction générales des forêts des comités locaux d’implémentation…

Les intervenants sont unanimes a dire ô combien il est vital ce projet a plus d’un égard, tant sur le plan environnemental que sur le plan socio-économique.

Outre le fait que les “forêts de chêne-liège soient parmi les plus importants écosystèmes en bassin méditerranéen” grace notamment a leur biodiversité qui est riche, elles sont également “productives en termes de valeur économique et de services écosystémiques, a savoir le sol, l’air et l’eau.

Sur un autre volet, le liège et les autres produits forestiers non ligneux, insistent les conférenciers, tels que le miel et les plantes médicinales peuvent être valorisés de manière a augmenter les revenus des populations rurales et a lutter contre le chômage, notamment chez les jeunes et particulièrement les femmes.

Un projet qui ne peut être réalisé qu’avec l’implication, a précisé l’une participantes au projet, de plusieurs secteurs, dont les ministères, les universités, les acteurs économiques et la société civile.

Parmi les objectifs attendus par les initiateurs, l’on cite la protection des FCL algériennes des différentes menaces, a savoir ‘la récolte non durable’,‘l’empiétement’, ‘les paturages’, ‘les incendies’ et le ‘vieillissement’.

Un des intervenants a affirmé que le liège que recèlent nos suberaies est d’une très bonne qualité.

Si l’un des assistants a proposé de recourir a la machine dans le processus de démasclage, d’autres ont estimé qu’il était plutôt préférable de continuer a utiliser les outils manuels telle que la hache, ajoutant que l’objectif étant de faire bénéficier beaucoup plus de jeunes appelés a se lancer dans cette filière en créant des PME.

Sur le manque de mains d’œuvres qualifiées particulièrement a Béjaïa, le journaliste de Echoroukonline a interrogé un des initiateurs sur la manière de faire pour que les jeunes de la région s’y intéressent davantage. Ce dernier a répondu que cela se fera a travers “la formation” et l’”accompagnement” des jeunes a créer des PME.

Mme Khadra Achour, sous-directrice des biens et services des écosystèmes auprès de la DGF, elle, a insisté sur le volet commercialisation et la création de plateformes facilitant l’exportation du produit a l’étranger.

Par ailleurs,  Mme Achour n’a pas manqué de soulever un certain nombre d’entraves auxquels sont confrontés les forestiers, dont le vol de la récolte et les feux de forêts.

A ce titre, elle a insisté a ce qu’il y ait une stratégie efficiente dans la lutte contre les incendies, voire l’acquisition des canadairs.

Echoroukonline

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