La femme algérienne tente de se faire une place dans l’économie

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Peu d’opportunités économiques sont offertes aux femmes en Algérie, un constat mis en relief dans le dernier rapport de la Banque Mondiale intitulé, « les femmes, l’entreprise et le droit 2021 ».

En la matière, le rapport a passé au crible 190 pays.  L’Algérie occupe la 162e position. Sur les huit indicateurs sur lesquels s’appuie le rapport dont il est question, (mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite), c’est dans le domaine de retraite que l’Algérie enregistre le plus mauvais score (25 points seulement sur 100).

Le rapport de le BM relève que les âges de départ en retraite « restent inégaux dans près d’un tiers des économies étudiées ». Le document souligne ainsi un écart de cinq ans ou plus entre les hommes et les femmes dans plus de la moitié des économies du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord, y compris l’Algérie, Djibouti, la république islamique d’Iran, la Libye, Oman et le république du Yémen. Une situation irréversible ?

Au cours de ces dernières, des efforts ont été déployés pour faire de l’égalité hommes-femmes une priorité en Algérie, en matière d’emploi et de développement de l’entrepreneuriat au féminin. Selon des statistiques fournies par le Premier ministre, la femme participe activement à l’économie par le biais de plus de « 41.500 micro-entreprises » dans le cadre de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat et de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) entre autres organes. Le Premier ministre a cité l’inscription de « plus de 175.000 femmes au registre de commerce en 2021 ». Il reste toutefois beaucoup à faire pour permettre aux femmes algériennes de se mesurer à ce qui se fait ailleurs dans les domaines de l’économie et de l’emploi.

Le rapport de la Banque mondiale indique que dans de nombreux pays, les femmes ne disposent, en moyenne, que des trois quarts des droits juridiques accordés aux hommes. Depuis 2019, 27 économies de toutes les régions ont adopté les réformes augmentant l’égalité des sexes. La plupart des réformes ont introduit ou modifié les lois affectant la rémunération et la parentalité. Aucune réforme ne s’est attaquée aux différences entre les sexes en matière de propriété et d’héritage (actifs), selon la Banque Mondiale.

Les économies à revenu élevé du Moyen-Orient, de l’Afrique du nord et de l’OCDE on connu les réformes juridiques les plus significatives entre 2019 et 2020. Selon le rapport de la BM, trois régions – des pays de l’Ocde, l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne – on connu une amélioration record de leurs scores au cours des 50 dernières années, avec un gain de 30 points en moyenne.

Le rapport « des femmes, l’entreprise et le droit » est le septième d’une série d’études annuelles qui mesure les lois et réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes dans 190 économies. Le projet présente huit indicateurs, structurés autour des interactions des femmes avec la loi au cours de leur carrière : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite. 

lexpressquotidien

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