«La France ne peut pas trouver mieux que des médecins maghrébins» : 1200 médecins algériens s’installent en France

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Par Sarah / Alnas

L’information, donnée par le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat autonome des praticiens de santé publique (SNPSP), concerne les résultats publiés, le 4 février, par le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers en France (CNG) dévoilant que, sur les 1 993 lauréats des épreuves de vérification des connaissances (EVC, un concours annuel), 1 200 sont des médecins spécialistes algériens, indique Le Point.

Le Professeur Mostefa Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche, (FOREM) estime qu’aujourd’hui  la France « ne peut pas trouver mieux que des médecins algériens pour composer ses besoins » et que « faute d’activité économique importante », l’Algérie ne peut pas absorber toutes ces compétences » Il affirme que « le chiffre aurait pu être plus important », précise le Professeur à TSA.

« L’exode des médecins algériens vers l’étranger se poursuit. 1200 médecins s’apprêtent à quitter le pays pour s’installer en France. Comment expliquez-vous cet exode ?

Ce n’est pas un phénomène spécifique à l’Algérie. Ce phénomène touche aussi un peu la Tunisie, le Maroc et surtout l’Egypte. Ce sont des pays exportateurs de main-d’œuvre qualifiée. 

Aujourd’hui, nous avons un système de formation assez important et qui produit beaucoup. Ce que l’on produit aujourd’hui est difficile à intégrer faute d’activité économique importante. Nous l’avons constaté et ce n’est pas valable uniquement pour la médecine. A l’ESI (Ecole nationale supérieure d’informatique), pratiquement 80% des promotions partent à l’étranger depuis dix ou quinze ans. »

Ces praticiens qui ont réussi leur épreuve d’équivalence en France pourront ainsi se mettre en action en tant que médecins. Ils auront un salaire correspondant à ceux des médecins qui ont acquis leur diplôme en France.

Cependant, il faut noter que parmi les 1200 praticiens ayant passé et réussi l’examen, certains résident déjà en France et y exercent en tant que Faisant Fonction d’Interne. L’épreuve d’équivalence leur a permis d’obtenir la reconnaissance adéquate.

Il faut aussi savoir que l’importance de ce chiffre est relative à la disponibilité des postes en France pour les praticiens étrangers. Une disposition qui serait rattachée à la situation sanitaire que subissent actuellement la plupart des pays du monde.

Par Sarah / Alnas

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