La nuit des étoiles filantes attendue aujourd’hui: l’Algérie dépossédée de son patrimoine météoritique

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reporters / Par SALIM KOUDIL

Un des spectacles célestes les plus éblouissants, visibles sur Terre, se déroulera dans la nuit de jeudi à vendredi.

Par Salim KOUDIL
Ceux qui contempleront le ciel dans cette soirée, entre 2H et 5H du matin, auront la chance de voir le pic de la pluie annuelle des Perséides (essaim de météorites), un phénomène qui se déroule chaque année entre le 14 juillet et le 24 août. Une nuit des étoiles filantes qui, selon les spécialistes, sera cette année exceptionnelle. L’occasion pour les passionnés du ciel étoilé et pour les couche-tard de voir plus d’une centaine d’étoiles filantes toutes les heures. A cette occasion, il sera possible de voir plus d’une centaine d’étoiles filantes toutes les heures.


L’occasion de mentionner que l’Algérie n’a jamais été boudée par les météorites. Bien au contraire. Il y a eu 1 140 météorites officiellement découvertes sur le sol algérien. Toutefois, à l’instar de tellement d’autres « propriétés », le pillage est passé par là. Le patrimoine météoritique national est quasiment inexistant en Algérie, mais néanmoins disponible dans plusieurs autres contrées du monde. Le comble que ce vol (le mot est loin d’être inadéquat) ne se fait même pas en catimini. Les pilleurs n’ont pas besoin de se cacher, et cela dure depuis plusieurs années.


L’épisode de la météorite Erg Chech 002, la plus ancienne roche volcanique du Système solaire, qui a été découverte sur le sol algérien, en mai 2020, est le plus édifiant. Un trésor céleste qui s’est rapidement retrouvé au Maroc où ses morceaux (23 kilogrammes) ont été vendus à plusieurs collectionneurs venus de plusieurs pays occidentaux. Une situation déplorable sur laquelle revient, dans cet entretien accordé à Reporters, le professeur Mouley Charaf Chabou, (lire en cliquant ICI) spécialiste dans l’étude et l’analyse des roches et également Directeur de l’Institut d’architecture et des sciences de la terre à l’université Ferhat-Abbas (Sétif 1).

Ce qu’il dévoile, détails à l’appui, donne une idée sur l’incroyable gabegie qui règne sur un patrimoine naturel algérien totalement abandonné.


Par ailleurs, cette déplorable situation ne devrait pas empêcher les passionnés et les rêveurs de profiter de cette nuit des étoiles. L’occasion de faire des vœux, dont celui de sortir le pays de toutes ses impasses.

reporters / Par SALIM KOUDIL

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