La wâada de Sidi Ahmed El Medjdoub de Nâamaun événement pour célébrer le patrimoine et la relance du tourisme local

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La waâda de Sidi Ahmed El Medjdoub, prévue du 13 au 15 octobre courant dans la commune de Asla (Nâama), constitue un événement à portée culturelle et religieuse au cours duquel la population locale et les invités renoueront avec la célébration des traditions et coutumes héritées, et une opportunité pour promouvoir le produit touristique de la région.
La commune d’Asla, située à 58 km à l’Est de Nâama, connaît en cette période des fêtes, une effervescence inhabituelle due aux milliers de visiteurs affluant en nombre pour assister à cet événement annuel après deux saisons d’interruption en raison de la pandémie du coronavirus. Asla, cette zone archéologique et touristique, sort ainsi de sa torpeur pour vivre au rythme de diverses activités religieuses, artistiques et folkloriques pouvant relancer le tourisme et la promouvoir des sites naturels dont recèle la wilaya de Nâama.

Cette occasion annuelle se tient en commémorant la vie et l’œuvre de ce saint patron de la région que fut Sid Ahmed El Medjdoub (1493-1571). La waâda qui lui est consacrée porte sur des lectures et des séances de récitation collective du Coran par les talebs et chouyoukh de la zaouïa. La récitation du Livre saint est connue sous le nom « Selka ». Des chants et des invocations religieuses ainsi que la présentation de conférences traitant des sujets religieux figurent également au programme de l’événement.

L’assistance pourra aussi apprécier les spectacles de fantasia que présenteront des groupes de cavaliers au rythme de la musique folklorique et des salves de baroud. Ces jeux de cavalerie sont appelés « El Afat » par les habitants de la région. Plus de 200 cavaliers de différentes wilayas sont attendus cette année, selon les organisateurs.

Incontestablement, la waâda de Asla constitue une manifestation cultuelle et culturelle, ainsi qu’un attrait pour les visiteurs attendus de différentes régions du pays. Cet événement est devenu, au fil des ans, une station pour relancer l’activité touristique locale. Les visiteurs ont la possibilité de découvrir et d’apprécier de nombreux sites naturels et historiques faisant la renommée de la wilaya de Nâama.

Les agences de tourisme et de voyage ne manquent pas cette occasion pour organiser des excursions vers les oasis, les anciens ksours, les sites de gravures rupestres, la station thermale d’Aïn El Ouarka et autres créneaux qui contribuent à activer et relancer le tourisme intérieur.

La Direction du tourisme et de l’artisanat organise, de son côté, un salon des produits de l’artisanat, ainsi qu’une exposition de photos et de vidéos liées aux différentes potentialités touristiques de la wilaya afin de promouvoir le tourisme dans la région et de contribuer à la célébration de son patrimoine et de son histoire.

Par ailleurs, cette waâda se distingue par la préparation de repas à servir aux visiteurs et à l’assistance. Elle est également une occasion pour réconcilier des belligérants et un moment de rencontres et de retrouvailles de familles et des membres des différentes tribus et archs.

Pour organiser cette fête religieuse et culturelle, divers partenaires y sont impliqués, à l’instar des directions de la culture et des arts, desmoudjahidine et les ayants droit, des universitaires, des intellectuels, des écrivains et des associations locales, en plus de la population locale. Des contributions sont aussi faites sous forme de diverses publications historiques et de travaux sur le patrimoine de la région et l’histoire des résistances populaires contre le colonisateur français.

La waâda représente une opportunité pour lier le présent de la population à son passé. Elle coïncide avec l’achèvement de la campagne de moissons-battage et le lancement des labours-semailles. Ce rendez-vous annuel est synonyme de solidarité, d’esprit d’entraide et augure de bonnes et fructueuses récoltes agricoles.

Sidi Ahmed El Medjdoub est une personnalité religieuse, un homme du Savoir, un soufi qui a enseigné la grammaire, le fikh malékite, le hadith, la récitation du coran. Il a contribué à la diffusion et la propagation des fondements du fikh dans le Sud-ouest du pays, selon des sources historiques.

APS

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