« Le nouvel accord avec l’Algérie n’est pas vraiment une bonne nouvelle », admet le PDG de Naturgy

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Francisco Reynés, président directeur général (PDG) de Naturgy, la plus grande entreprise énergétique espagnole, a admis que la révision du contrat avec Sonatrach « n’est pas totalement une bonne nouvelle ».

S’exprimant ce jeudi lors d’un petit-déjeuner organisé par l’organisation patronale CEOE (Confederación Española de Organizaciones), l’homme d’affaires a précisé que la révision à la hausse du contrat d’approvisionnement en gaz naturel via le Medgaz « impactera les comptes de Naturgy », selon La Información qui a rapporté l’information ce jeudi.

Appelant à « la prudence » et au respect de « la confidentialité » des négociations avec Sonatrach, Francisco Reynés n’a pas donné davantage de détail sur la hausse du prix prévu dans le cadre du nouveau contrat. Il a, néanmoins, tenté de rassurer. « Il n’est pas surprenant que la négociation soit longue. Il ne faut pas s’énerver, l’approvisionnement est garanti », a-t-il soufflé.

Et de mettre en relief la complexité des relations avec le groupe énergétique algérien : « Sonatrach est notre actionnaire (à hauteur de plus de 4% dans le capital de Naturgy), notre partenaire dans le gazoduc algérien et notre fournisseur ».

Dans ce contexte, le président exécutif de Naturgy a plaidé pour le remplacement de l’actuel indice de référence utilisé en Europe pour fixer les prix des contrats gaziers, en l’occurrence le marché néerlandais TTF (Title Transfer Facility), afin de abaisser les cours. Selon lui, ce dernier est « excessivement spéculatif ».

Il a, par ailleurs, souligné la nécessité de diversifier des sources d’énergie, notamment dans le contexte actuel marqué par la crise en Ukraine et la hausse vertigineuse des prix du gaz sur les marchés mondiaux du gaz.

Le  patron de la compagnie gazière espagnole a évoqué les énergies renouvelables comme alternative. Laquelle alternative semble mettre du temps à voir le jour à cause de quelques atermoiements administratifs. Dans ce sens, il a lancé une critique implicite à la gestion administrative des autorisations renouvelables. « A Naturgy, nous sommes de fervents partisans de l’énergie éolienne. Nous avons un portefeuille important et nous aimerions en avoir plus… si nous pouvions obtenir les permis plus rapidement », a-t-il pointé d’après la même source.

Par Ennahar Online

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