Les gendarmes y ont démantelé un réseau d’abattage et de distribution De la viande d’âne commercialisée à Tlemcen

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Les gendarmes ont mis fin aux agissements illégaux d’un réseau d’abattage et de distribution de viandes d’âne, de mulet et de cheval, à Tlemcen.

Nouveau scandale sanitaire. L’abattage et la commercialisation frauduleuse de la viande asine revient, encore une fois au-devant de la scène, cette fois-ci à Tlemcen. Les éléments de la Gendarmerie nationale de la wilaya viennent de démanteler un réseau versé dans l’abattage illégal d’ânes, de mulets et de chevaux.


C’est ce que nous avons appris d’un communiqué rendu public par les services de la GN. Sept personnes ont été arrêtées en flagrant délit, alors que quatre autres individus, sont en fuite, ajoute le document. L’opération coup de poing a été effectuée, par les éléments de la section territoriale de la Gendarmerie nationale, à Sebdou, les gendarmes de la section de recherches et la brigade de protection de l’environnement relevant du groupement territoriale de la wilaya.


L’opération en question a ciblé un abattoir clandestin et une boucherie. Elle s’est soldée par la découverte de plusieurs carcasses d’ânes désossées et des restes enfouis dans le sol de cet abattoir clandestin. On vous laisse le soin le soin d’imaginer la suite.


Les mis en cause dans cette affaire, sont poursuivis pour «ouverture» d’un abattoir secret et commercialisation illicite de viande d’animal égorgé à l’extérieur des abattoirs. Une pratique interdite par la loi.


Le décret exécutif nº 91-514 relatif aux animaux interdits à l’abattage, fixe la liste des animaux interdits à l’abattage aux fins de boucherie, en l’occurrence les espèces sus-citées. Leur abattage n’est pas autorisé, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas de force majeure pour lequel le vétérinaire est habilité à autoriser l’opération. Ces derniers ont selon ledit document procédé à «la saisie du matériel employé dans cette entreprise et du véhicule utilisé pour transporter sa viande de la ville de Sabdo à Maghnia». La même annonce a fait état de l’ouverture d’un dossier judiciaire à l’encontre des mis en cause, qui ont été déférés devant les juridictions compétentes. Bien qu’interdite par les textes en vigueur, cette pratique illégale existe bel et bien. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’on parle de découverte de restes de baudets. On se rappelle d’autres cas, qui ont fait couler beaucoup d’encre. La dernière en date remonte à février dernier, à Oran.


Des carcasses et des quartiers de viande d’âne ont été découverts, dans un atelier clandestin, installé dans la municipalité de Mers El Kébir et ce, lors d’une opération coup de poing, menée par les éléments de la Gendarmerie nationale. 

lexpressiondz / Mohamed AMROUNI

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