Les musulmans du Vaucluse s’insurgent de devoir construire des cuves en béton pour inhumer leurs morts

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La communauté musulmane du Vaucluse s’inquiète d’un projet de la mairie d’Avignon. Elle demanderait aux familles endeuillées de construire une cuve en béton pour pouvoir inhumer les morts dans le carré musulman du cimetière de Montfavet. La mairie d’Avignon ne confirme pas que ce soit le cas.

La communauté musulmane du Vaucluse s’inquiète d’un projet de la mairie d’Avignon. Les familles musulmanes seraient obligées de construire une cuve en béton pour pouvoir inhumer leurs morts dans le carré musulman du cimetière de Montfavet créé en 1977. C’est en tous cas ce que dénonce le président de l’association amitié et entraide franco-algérienne du Grand Avignon Benyoussef Hamroun.

Cette obligation avait déjà été imposée puis retirée sous la mandature de l’ancienne mairesse Marie-Josée Roig il y a neuf ans mais la mairie actuelle ne confirme pas que ce soit le cas aujourd’hui. Pourtant « là c’est pire » s’insurge Benyoussef Hamroun parce « qu’à l’époque la mairie avait financé les cuves. Là on impose aux familles de les construire. On n’a pas le choix, c’est à prendre ou à laisser. » Ce qui « triple le budget. »

Benyoussef Hamroun perçoit cela comme une façon d’exclure la communauté musulmane qui enterre ses morts « à même la terre. »

« Le politique aujourd’hui ne veut pas s’afficher avec les musulmans. » – Abdelali Laaouissi, le président de l’association qui gère la Mosquée du Pontet

Le message envoyé par la mairie est clair pour Benyoussef Hamroun : « Ça veut dire qu’on ne nous veut plus. » Alors il a envoyé une lettre à la mairie d’Avignon pour s’en plaindre. Lettre que la mairie d’Avignon dit ne pas avoir reçu. Pour le président de l’association qui gère la Mosquée du Pontet, Abdelali Laaouissi, cet acte politique n’est pas anodin en cette période de campagne présidentielle. « Le politique aujourd’hui ne veut pas s’afficher avec les musulmans. Il a rien à y gagner. »

Abdelali Laaouissi se met à la place d’un élu et suppose que le politique se dit : « Moi, si je mets en place un projet favorable à la communauté musulmane, je risque de perdre plus de voix que d’en gagner. »

Francebleu

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