L’Espagne subit les errements de Pedro Sanchez Alger-Madrid: rien ne va plus

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L’Espagne risque de bouffer de la vache enragée. Washington n’a pas intercédé auprès de l’Algérie pour la réouverture du gazoduc Medgaz.

lexpressiondz / Salim BENALIA

Hub gazier de l’Europe, l’Espagne, n’en finit pas d’essuyer les revers, suite à la volte-face de son Premier ministre Pedro Sanchez vis-à-vis de la question du Sahara occidental. Les médias espagnols sont, d’ailleurs, les premiers à évoquer un effet boomerang dévastateur sur l’économie espagnole, conséquence des errements de Madrid.


Le tabloïd espagnol Larazon est, en effet, le premier à faire le lien entre l’alignement indigne de l’Espagne sur le projet marocain d’autonomie du Sahara occidental et la décision de «l’Algérie de fermer son marché aux boeufs espagnols». «Les autorités algériennes ont commencé à mettre des obstacles bureaucratiques à l’entrée du bétail vivant en provenance d’Espagne, et ce en raison de son récent rapprochement avec Rabat, rapporte, ce jeudi,le journal espagnol. Le même quotidien évoque, par ailleurs, «une série d’accrocs» qui ont fini par gripper les relations algéro-espagnoles. Ce qui a mené à la fermeture du marché algérien aux agriculteurs et opérateurs commerciaux espagnols.

«Cela peut paraître mineur dans le contexte global des relations commerciales entre l’Espagne et l’Algérie, si l’on compare le volume économique de nos ventes de bétail à celui des importations de gaz de ce pays, mais c’est un fait significatif» relève le même média qui laisse entendre que l’Espagne laisse des plumes en optant pour la voie de l’autonomie et en s’alignant sur la position de Rabat, alors que d’autres pays européens gagnent les faveurs d’Alger, à l’instar de l’Italie dont le Premier ministre Mario Draghi a annoncé un accord avec l’Algérie pour obtenir des volumes plus importants de livraisons de gaz.

«À notre connaissance, le gouvernement d’Alger a décidé d’augmenter le prix de ce dernier produit énergétique, toujours de nature stratégique, mais plus en ce moment, à l’égard de l’Espagne» a noté le quotidien espagnol en relevant que «l’Algérie a tourné les yeux vers l’Italie en tant que partenaire privilégié en Méditerranée. La fermeture du marché algérien aux boeufs espagnols est un signe qui ne trompe pas. Quelque chose a changé entre l’Espagne et l’Algérie».


Larazon signale enfin que l’augmentation des prix des matières premières et des produits alimentaires, conjuguée au coût exorbitant de l’énergie, du fait du contexte géopolitique actuel, augurent de lendemains difficiles pour l’Espagne, connue pour être l’un des plus gros consommateurs du gaz algérien. « L’impact du prix du gaz algérien se fera sentir dans les prochains mois. Tout porte à croire que le pire est encore à venir, c’est-à-dire que cette tendance à la hausse des prix des produits alimentaires et du carburant est là pour durer, du moins à court et moyen terme» avertit le journal, présageant ainsi que l’Espagne risque de bouffer de la vache enragée. Rappelons que la position du gouvernement de Pedro Sanchez sur le conflit au Sahara occidental a suscité un tollé d’indignation.

D’abord en Espagne, où, le Parlement espagnol a voté une proposition réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions des Nations unies, dénonçant le changement de position «unilatéral et illégal» du Premier ministre Pedro Sanchez sur le Sahara occidental. Au cours d’intenses débats sur le Sahara occidental, les groupes parlementaires avaient vivement dénoncé la position défendue par le Premier ministre, Pedro Sanchez, la qualifiant de «trahison» du peuple sahraoui, et exigé qu’il transmette un message «clair» au roi du Maroc que «le seul cadre que l’Espagne puisse défendre est celui de la légalité internationale soutenant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination».

lexpressiondz / Salim BENALIA

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