L’Union africaine suspend un débat sur le statut d’observateur à Israël

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Avec AFP / Aissa Moussi / inter-lignes

L’Union africaine n’a pas suspendu le statut de membre observateur à Israël, mais le débat sur cette question. C’est ce que précisent des sources diplomatiques, citées par l’agence française AFP.

Le débat prévu ce dimanche 6 février, après-midi, a été « suspendu », ont indiquées les mêmes sources, ajoutant qu’un comité va être créé « pour étudier la question ». Outre l’Afrique du Sud et l’Algérie, ce Comité comprendra le Rwanda et la République démocratique du Congo, soutiens de la décision de Faki, ainsi que le Cameroun et le Nigeria, selon les mêmes diplomates interrogés.

Durant la matinée, plusieurs médias ont rapporté que le sommet de l’UA qui se réuni depuis hier samedi, à Addis Abeba (Ethiopie), a suspendu la décision la qualité de membre observateur accordée à l’Etat sioniste en juillet 2021 par le président de la Commission africaine, Moussa Faki Mahamat, reprenant une dépêche de l’agence APS.

Le très controversé statut d’observateur d’Israël a été au centre des questions qui devaient se poser sur la table des membres de l’UA, dès le premier jour du sommet. A l’ouverture des travaux, le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a demandé le retrait de l’accréditation accordée à l’Etat Sioniste.

« Israël ne devrait jamais être récompensé pour ses violations et pour le régime d’apartheid qu’il impose au peuple palestinien », a-t-il déclaré, reprenant une formule du rapport d’Amnesty International, publié la semaine dernière.

L’appel de Mohammed Shtayyeh

« La situation du peuple palestinien n’est devenue que plus précaire », a insisté le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, accréditée auprès de l’UA depuis 2013.

Plusieurs Etats membres de l’UA, particulièrement l’Algérie et l’Afrique du Sud, ne cessent de critiquer depuis l’octroi de ce statut à Israël, une décision qui « va à l’encontre des déclarations de l’organisation soutenant les Territoires palestiniens ».

Divegences

Pour se défendre, Moussa Faki Mahamat a appelé, hier, à « un débat serein », estimant que l’engagement de l’UA dans la « quête d’indépendance » des Palestiniens était « immuable et ne peut que continuer à se renforcer ». Mais l’accréditation d’Israël peut constituer, a-t-il justifié, « un instrument au service de la paix » !

Il est donc clair, que le fait d’évacuer le débat sur le statut d’observateur accordé à l’Etat sioniste, vise à éviter une crise au sein de l’organisation dont les divergences ne vont sûrement pas tarder à apparaitre.

Avec AFP / Aissa Moussi / inter-lignes

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