Marine Le Pen se couvre de honte au sujet de Bourguiba et de l’interdiction du voile en Tunisie

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Marine Le Pen se rêve un grand destin, aux plus hautes cimes d’une France qu’elle entend régenter d’une main de fer, en attisant le brasier incandescent de la haine anti-musulmans, mais à la veille de son face-à-face crucial avec Emmanuel Macron, patatras !

Son incompétence et ses grossières erreurs historiques en tout point désastreuses éclatent au grand jour, en lui éclatant en pleine face…

Anti-voile jusqu’à sombrer dans l’ubuesque, la figure de proue de l’extrême droite française, favorable à la kippa mais hostile au port de tous les voiles dans l’espace public, s’est vautrée mardi en beauté au micro de France Inter !

N’a-t-elle pas asséné deux énormités dans la même phrase, sans que le moindre doute ne l’effleure : « Bah, excusez-moi, mais Monsieur Bourguiba avait interdit le voile en Algérie »… De quoi laisser sans voix !

Sauf de l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie et en Tunisie, où les railleries acerbes sont allées bon train dans la presse et sur les réseaux sociaux, fustigeant la confusion calamiteuse entre les deux pays, jugée « impardonnable », commise sans ciller par la candidate du Rassemblement national.

L’Economiste Maghrébin, pour ne citer que ce magazine, s’est indigné de cette « confusion impardonnable pour un candidat à l’élection présidentielle d’un pays partenaire stratégique de la Tunisie».

Le saviez-vous ? Bourguiba avait interdit le voile en Algérie. Eh oui, c’est Marine Le Pen qui le dit, et Léa Salamé

Comme nul ne l’ignore, hormis Marine Le Pen qui serait bien avisée de relire ses fiches pour ne pas se couvrir de honte et de ridicule, Habib Bourguiba régna non pas sur l’Algérie, mais sur la Tunisie, de 1957 à 1987. De surcroît, il interdit le port du voile non pas aux citoyennes dans la rue, mais aux jeunes filles dans les établissements scolaires et universitaires publics, puis aux employées de l’administration et autres établissements publics.

Cette séquence qui voit la candidate du Rassemblement national s’embourber dans sa démagogie de caniveau est certes jubilatoire, mais elle fait aussi frémir à l’approche du second tour de la présidentielle…

Marine Le Pen n’est assurément pas à la hauteur de ses ambitions, mais cela suffira-t-il à la disqualifier aux yeux d’un électorat dont elle flatte, depuis des années, les plus bas instincts ?

Oumma

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