Oran 20 quintaux de viande avariée saisis

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Le phénomène de l’abattage clandestin prend de l’ampleur à travers les quatre coins de la wilaya.

Près de 20 quintaux de viande avariée ont été saisis jeudi dans une opération d’envergure lancée par les éléments de la Gendarmerie nationale dans la partie est d‘Oran, très précisément dans le quartier Chahid Mahmoud relevant du douar Boudjemaâ, localité rattachée à la commune de Bir El Djir. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le commerce informel et le phénomène prenant de l’ampleur, l’abattage clandestin.


Outre la Gendarmerie nationale, ont pris part à cette opération les services vétérinaires, les services municipaux de l’hygiène, les services commerciaux locaux ainsi que des représentants locaux de l’association de la protection du consommateur de son environnement. Il s’agit de la plus grosse saisie opérée jusque-là.


La dernière en date remonte au début du coup d’envoi de la saison estivale.


Les services de la Gendarmerie nationale ont saisi plus de 3 quintaux de viandes rouges et blanches et d’abats avariés, au niveau du marché populaire du quartier de Dhaya, ex-Petit Lac, situé dans le sud-est de la ville d’Oran. Ces histoires de la commercialisation des viandes suspectes ne sont pas nouvelles. Bien au contraire. Elles remontent à plusieurs années. Le phénomène de l’abattage clandestin prend de l’ampleur un peu partout dans les quatre coins de la wilaya, mais est généralisé dans l’ensemble des localités de l’est d’Oran.


Les communes de Hassi Bounif, Hassi Mefsoukh, Hassi Ameur, Benfréha, Boufatis, constituent l’antre de cette activité qui continue à faire l’objet de la traque lancée par l’ensemble des services en relation avec ce domaine régulé pourtant par un arsenal de textes réglementaires.
À Hassi Bounif, l’abattage clandestin est encore loin d’être jugulé. Il est d’autant plus en prolifération fulgurante que «la boucherie» de la ville ne chôme plus. Elle est alimentée en «grandes» quantités par des fournisseurs s’improvisant en tant que «grossistes» de la viande alors qu’ils ne sont en réalité constitués que «de bouchers clandestins» ayant transformé leurs locaux en abattoirs. Dans le tas, ils mettent en place des moyens rudimentaires n’ayant aucun lien avec le commerce moderne et de surcroît réglementé.


L’approvisionnement de ces «officines de la cité et du coin» échappe, dans plus d’un cas, au contrôle, notamment lors des «convois» opérés par ces pourvoyeurs des poisons, le transport de la chair animale dans de très mauvaises conditions.


D’ailleurs, outre les saisies prononcées en raison de la non-conformité de cette viande aux règles de la santé publique, les services en charge de juguler le phénomène tombent très souvent sur d’importantes quantités provenant de l’abatage clandestin.

lexpressiondz / Wahib AÏT OUAKLI

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