Ouverture d’une enquête sur la tentative de détournement de 1 000 véhicules de Tahkout

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La justice algérienne a ouvert, jeudi, une enquête sur le scandale qui avait secoué le port de Mostaganem. Il s’agit, selon un communiqué du procureur de la République près le tribunal de cette ville, d’une tentative de détournement de plus 1000 voitures appartenant à l’homme d’affaires emprisonné, Mahieddine Tahkout. Selon le parquet, une information judiciaire a été ouverte dans une affaire liée au détournement de 311 conteneurs au port de Mostaganem, contenant 1 064 véhicules non assemblés.

De marque  » Hyundai », ces voitures ont été importées en 2019 à travers le port commercial de cette wilaya de l’ouest, selon le tribunal de Mostaganem. A l’époque, Mahieddine Tahkout assurait le montage des véhicules de la marque sud-coréenne. « Le Parquet a immédiatement, après la confirmation de cette tentative, ordonné aux services compétents de la police judiciaire d’ouvrir une enquête préliminaire et de prendre toutes les mesures nécessaires pour récupérer ces conteneurs », a indiqué le communiqué du procureur en question.

Selon le même document, les investigations préliminaires « ont abouti à la saisie des conteneurs détournés et l’implication dans cette même affaire, du Directeur Général de la Société du Port de Commercial de Mostaganem, du P-DG du Complexe Portuaire (SERPORT) et de l’ancien administrateur judiciaire du groupe Tahkout et ses adjoints ».

Il est certain que, à partir de sa prison, où il croule depuis deux années, Mahieddine Tahkout n’a pu agir seul, et que ceux qui ont commandité l’opération – avec ou sans le consentement de Tahkout- ont dû s’appuyer sur des hommes de mains, responsables et sous-fifres, pour la mener à son terme. C’est ce que devrait révéler l’enquête judiciaire en cours.

Pour rappel, en mars dernier, les services de la sûreté algérienne ont saisi des biens de l’ancien homme d’affaires, Mahieddine Tahkout, dont la valeur est estimée à plus de 10 millions de dollars.

La perquisition de la police algérienne à l’époque s’est soldée par la saisie de « 507 véhicules, dont 267 véhicules touristiques de luxe et 84 camions de différentes marques, de jet-skis, de bateaux de plaisance et de motos de luxe ».

Plus de 800 cartons de pièces détachées automobiles et 30 conteneurs comprenant 63 nouveaux moteurs d’autobus ont également été saisis.

Condamné à plusieurs reprises par la justice algérienne dans des affaires différentes, l’homme d’affaires Tahkout Mahieddine est également dépossédé de tous ses biens « mal acquis », en bénéficiant de largesses du régime du président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

lexpressquotidien

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