Près de 32 000 importateurs ont baissé le rideau

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Les nouvelles conditions du registre du commerce imposées aux importateurs semblent ne pas arranger ces derniers. En effet, près de 32 000 importateurs ont abandonné leur activité en raison du nouveau système qui impose une spécialisation dans les importations. C’est ce qu’a affirmé, ce mercredi, le directeur général du Centre national du registre du commerce (CNRC), Mohamed Slimani.

Dans la perspective de limiter les importations, les autorités ont dû imposer de nouvelles mesures. Contrairement aux exportateurs, qui peuvent exporter plusieurs produits, les importateurs ne sont plus autorisés à importer tout ce qu’ils veulent ou plusieurs produits. Le nouveau système leur impose une spécialisation dans les importations. Ce sont uniquement 9 600 entreprises qui se sont conformées à la nouvelle loi régissant les importations, comme cela a été précisé la semaine passée par le ministre du Commerce. La majorité n’a donc pas pu s’adapter à ce nouveau système.

Lors de son passage ce mercredi, dans une émission sur Echourouk TV, le directeur général du CNRC a affirmé que près de 32 000 importateurs sur les 42 000 existants ne pouvaient plus répondre aux nouvelles conditions du registre du commerce, ce qui les a contraints à abandonner cette activité. «Le nombre actuel d’importateurs est de 9 656, soit près de 10 000 importateurs spécialisés, sur 42 000 actifs depuis 2018», a-t-il précisé. Selon lui, ils ont abandonné leur activité en raison du nouveau système qui impose la spécialisation, soulignant le fait que «ce n’est pas l’Etat qui les exclut mais plutôt ce sont eux qui n’ont pas mis à jour leurs dossiers pour les mettre en conformité avec le dernier décret.

Le ministre du Commerce avait affirmé la semaine passée, lors de l’inauguration du Salon de la production nationale dans la wilaya de Blida, que l’importation concernera uniquement les produits qui ne sont pas fabriqués en Algérie ou ceux fabriqués localement et dont la quantité ne répond pas à la demande nationale. Il a, de ce fait, appelé les importateurs à consulter la liste des produits locaux, identifiés comme étant exportables (388 000 produits), avant de lancer une opération d’importation. Cela, a-t-il précisé, permettra d’éviter d’importer tout produit disponible localement. «On n’acceptera plus l’importation d’un produit fabriqué localement», avait-il souligné.

Sur un autre registre, le directeur général du CNRC a déclaré que le nombre de start-up a augmenté au cours des deux dernières années puisque «plus de 7 000 jeunes ont été retirés du commerce parallèle et ont pu disposer d’un registre du commerce mobile, et ce grâce à la simplification des procédures».

Par Lilia Aït Akli / jeune-independant

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