Prix des viandes : l’Etat intervient

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Les prix des viandes demeures inaccessibles pour beaucoup d’Algériens surtout avec la volatilité des prix des viandes blanches et le dérèglement du marché. L’Etat a désormais décidé de sévir et préserver le couffin des algériens

Très chère depuis une bonne période, la viande rouge est toujours inaccessible pour beaucoup d’Algériens. En effet, le prix avoisinant 2000 DA le kilo prive les citoyens, notamment ceux qui ont un faible revenu, de s’offrir quelques doses de protéines. Jugée «inconcevable» en octobre dernier par le Premier ministre, cette question a fait réagir hier le ministre de l’Agriculture, Mohamed Abdelhafid Henni.

Viandes rouges, «des prix inacceptables»

Pour lui, cette hausse est «inacceptable». Dans ce contexte, «des mesures seront entreprises dans un temps très proche pour réguler cette filière qui assiste à des perturbations depuis des mois», a fait savoir le ministre de l’Agriculture. D’après lui, une rencontre à laquelle ont participé tous les acteurs du secteur a eu lieu le 15 novembre courant. Des mesures ainsi que des recommandations ont été alors discutées dans le but d’organiser cette filière. M. Henni a rejeté catégoriquement le « prétexte » de la hausse de l’aliment de bétail, disponible à des prix codifiés à l’instar du son, en plus du soutien de l’Etat aux agriculteurs pour diversifier la production, affirmant que ces prix « nuiront » à la filière. Le ministre affirme que des procédures « seront prises contre tout éleveur qui augmente considérablement les prix ».

Viande blanche, «plafonnement des prix d’ici 2 semaines»

Le ministre s’est également exprimé sur la filière des viandes blanches. Selon lui, de «nombreuses réunions tenues avec les représentants de la filière des viandes blanches, notamment ceux du conseil interprofessionnel de la filière avicole, ont débouché sur la décision de plafonner les prix des viandes blanches».

«Cette décision prendra effet dans deux semaines», a fait savoir le ministre, en soulignant toutefois que «les prix seront fixés en fonction du coût réel de production, avec des marges bénéficiaires raisonnables, que ce soit pour les éleveurs, les détaillants ou au niveau des abattoirs», a-t-il précisé.

Œufs, «la hausse est due à la spéculation»

Au-delà de la hausse des prix des viandes rouges, les Algériens se retrouvent confrontés à la flambée des prix des œufs, un deuxième aliment riche en protéines. Sur le marché, l’œuf est vendu à 20 DA. Selon le ministre de l’Agriculture, cette hausse est due à «la spéculation».

Des mesures ont ainsi été prises pour venir à bout de cette perturbation. Ces démarches «porteraient leurs fruits dans les plus brefs délais au profit des consommateurs», a souligné le ministre.

Dans ce sens, il convient de rappeler que la flambée des prix des œufs a été soulevée en juillet dernier par l’association de protection des consommateurs Apoce. L’organisation avait alors fait état de «pratiques suspectes» dans certains grands marchés de gros, notamment des «accords horizontaux» entre grossistes pour maintenir le niveau de prix le plus élevé de ce produit de large consommation.

Par Assia T. / lalgerieaujourdhui

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