SA PRODUCTION EST AFFECTÉE PAR LA SÉCHERESSE ET LES INCENDIES La figue fraîche rare et chère à Bordj Bou-Arréridj

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C. B. / Par Chabane BOUARISSA

Dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, la figue fraîche, jadis en abondance en été et à la portée de toutes les bourses, se fait très rare et trop chère. Ce fruit est pratiquement absent dans les marchés et chez les commerçants de fruits et légumes.

Vendue sur les bords des routes, son prix est exorbitant.  “Même au niveau des champs, les prix sont trop élevés et la quantité est moindre”, dira Ali, un commerçant de fruits et légumes au niveau du marché de la ville de Medjana.

Cette saison, la figue est proposée entre 600 et 800 DA/kilo. “Cette année, il n’y a pratiquement pas de figues dans les champs, car, la sécheresse, la canicule et les nombreux incendies enregistrés ces derniers jours ont tout détruit”, dira Akli, un paysan du village d’Achabou dans la commune de Teffreg, une région connue par la qualité et l’abondance de ce fruit.

“Il y a quelques années, ce fruit était offert gratuitement à ceux qui passent par la région”, dira ce père de famille, originaire de Tiaâroussine, un village de la région de Djaâfra, venu d’Oran, mais déçu de repartir bredouille. “Dans le jardin familial, nous possédons une dizaine de figuiers qui ont toujours permis à la famille et aux invités de savourer de belles figues durant tout l’été. Mais cette année, c’est la dèche.

Je suis obligé de faire le tour dans plusieurs villages pour acheter 3 ou 4 kilos. Même la qualité n’est pas comme les années précédentes”, regrette-t-il. C’est l’avis de tout le monde, la figue est de moindre qualité cette année. Mûres d’apparence, elles sont sèches à l’intérieur. D’autres mûrissent mais restent trop petites.  “Le goût est moins sucré et presque fade”, se plaignent des consommateurs. 
 

Chabane Bouarissa

Deux générateurs d’oxygène pour deux hôpitaux
■ Deux stations de production d’oxygène et une centaine de concentrateurs sont arrivés en fin de semaine à Bordj Bou-Arréridj, grâce à la mobilisation citoyenne et aux dons de quelques industriels et entrepreneurs de la région, a indiqué hier, le wali de Bordj Bou-Arréridj, Mohamed Benmalek, affirmant que 4 autres centrales vont suivre dans quelques jours. Tôt dans la matinée d’hier, les travaux d’installation des deux centrales de 54 m3 chacune, ont commencé au niveau des hôpitaux Bouzidi-Lakhdar et Ahmed-Benaâbid, à Bordj Bou-Arréridj. 

L’équipement a été acquis et fourni par un élan de solidarité local et financé par les opérateurs économiques locaux, ainsi que la wilaya. Leur mise en service, prévue dès samedi soir ou dimanche matin au plus tard, permettra d’alimenter les deux grands hôpitaux de la région de 120 lits en quantité d’oxygène dont ils ont besoin, a fortiori en cette période sensible marquée par une prolifération du virus et une raréfaction de l’oxygène dans les structures hospitalières de la wilaya, a-t-on souligné. “Tous les hôpitaux de la wilaya seront équipés d’une centrale d’oxygène”, dira Mme Abderrahim, DSP de Bordj Bou-Arréridj. 
 

C. B. / Par Chabane BOUARISSA

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